Motion réorganisations structurelles, réorganisation de structures ou de postes

Réuni en congrès les 4 et 5 novembre 2015, le SNIRS a engagé une réflexion sur les réorganisations structurelles,

mutualisations de service ou de poste, qui sont de plus en plus fréquentes.

Cette motion a été transmise au Président, au DRH et au Directeur Général Délégué aux Ressources du CNRS.

Le SNIRS a reçu de nombreux témoignages d’agents. S’il a pu avoir des retours positifs, il a surtout noté des conséquences néfastes à court et à long terme tant pour les agents que pour l’organisme et la recherche en général.

Parmi les constats négatifs, notons : facteurs favorisant des risques psychosociaux (santé, temps de trajet déséquilibrant le rythme vie professionnelle/vie familiale), déperdition de compétences et connaissances…

Par ailleurs, il est fort probable que ces postes ne suscitent que très peu de candidatures.

Remarquons aussi que certaines réorganisations se sont bien déroulées étant le fruit d’ une démarche d’anticipation et de suivi : sollicitation de tous les acteurs, définition d’un objectif clair et réaliste, constitution de groupes de travail, implication des instances régionales, en particulier les CRHSCT*.

Le SNIRS demande à la direction de prendre considération les points de vigilance suivants :

  • Anticipation avec les partenaires concernés avec une connexion entre pilotage et réalité de terrain.
  • Anticipation de la transmission des savoirs et savoir-faire par la mise en place de biseaux, de passation de pouvoirs et de soutien aux agents.
  • Participation des organisations syndicales dans les comités de pilotage, et ce dès la rédaction du cahier des charges.
  • Retours réguliers au CT et CCHSCT* avec étude d’impact sur les conséquences vie professionnelle/vie privée et risques psychosociaux pour les agents concernés.
  • Mise en place de permanences médicales et psycho-sociales par des médecins spécialistes ou experts (« burn-out »…).
  • Attribution de gratifications pour les postes à fortes contraintes pesant sur l’équilibre des temps de vie ou étant détectés comme générateurs de risques psychosociaux.

Dans tous les cas, le SNIRS rappelle la GPEC doit rester un outil d’anticipation à moyen terme des besoins en compétences et de la valorisation des emplois et compétences

 

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