Nouvelles brèves n° 160 – Mars 2017

cropped-cropped-logo-cgc-2.pngVersion PDF : NB160

Tous les numéros

Nouvelles Brèves de la Recherche Scientifique

NB160 03.2017

 

 

8 mars … supprimons les missions pour la parité !

Comme tous les ans, le mercredi 8 mars nous a amenés à réfléchir à la place faite aux femmes dans notre société, aux droits qu’il leur reste à acquérir ou encore à ceux théoriquement acquis mais qu’il faut réellement obtenir, comme l’égalité salariale.

En matière de place faite aux femmes, qu’en est-il dans le monde de la recherche ? Le bilan social 2015 du CNRS révèle qu’environ 43 % des personnels permanents du CNRS sont des femmes. Celles-ci représentent environ un tiers des chercheurs et pratiquement la moitié des ingénieurs et techniciens. Les chiffres sont similaires dans les universités et les autres organismes de recherche. Nous laisserons à d’autres le soin d’analyser en détail toutes les données chiffrées, leurs évolutions et les actions à en déduire. Réjouissons-nous simplement que le nombre de femmes dans le monde de la recherche soit plus important aujourd’hui qu’il ne l’était autrefois. Réjouissons-nous que leurs apports y soient réellement reconnus.

De nombreuses femmes reçoivent désormais des récompenses prestigieuses, à commencer par les médailles du CNRS. Les femmes de sciences sont de plus en plus mises en avant, ce qui est sans nul doute le meilleur moyen d’encourager les filles à se diriger vers les carrières scientifiques (encore que le fameux « plafond de verre » au niveau des promotions ait du mal disparaître). Rendons hommage aux chercheuses qui doivent souvent aussi concilier travail et vie de famille. Quels talents d’organisation, quelle volonté leur faut-il pour se faire une place dans la rude compétition internationale qu’est la recherche !

Saluons également le travail remarquable de toutes ces collègues, ingénieures, techniciennes, gestionnaires, qui participent à la science en veillant à la bonne marche des laboratoires et des travaux de recherche.

Soulignons enfin le rôle moins visible et bien souvent oublié de tous remerciements, de celles qui partagent la vie d’un-e chercheur-e et dont la l’implication au quotidien est essentielle à la compatibilité entre vie familiale et contraintes du métier de chercheur.

Le monde de la recherche doit beaucoup aux femmes. Femmes de sciences, femmes participant à la science, épouses et mères de chercheur-es. Toutes méritent une pensée spéciale, non pas en ce 8 ars uniquement, mais toute l’année.

N’oublions pas aussi que l’égalité recherchée ne sera obtenue que lorsqu’un texte comme celui-ci sera devenu sans objet. Quand, femme ou homme, chacun ne sera plus reconnu que par son talent, ses mérites, ses contributions personnelles, directes ou indirectes, au monde de la recherche.

Vivement donc le temps où auront disparu la « mission pour la place des femmes au CNRS » et les autres « missions pour la parité ». Disparues parce que devenues inutiles ! Le SNIRS craint malheureusement que ce ne soit pas encore pour demain, mais il continuera à se battre au quotidien.

 

ELECTIONS AU CONSEIL D’ADMINISTRATION DU CNRS

du 17 avril au 26 juin 2017

Le conseil d’administration comprend six membres élus, pour une durée de quatre ans, par les personnels du CNRS et parmi eux. Trois d’entre eux sont choisis parmi les personnels appartenant aux corps de chercheurs et les trois autres parmi les personnels appartenant aux corps d’ingénieurs et techniciens. L’élection a lieu au scrutin de liste à la représentation proportionnelle et au collège unique

VOTEZ et FAITES VOTER pour la liste présentée par le SNIRS CFE-CGC

Le pourcentage d’environ 30 % de votants aux élections au CNRS ces dernières années est beaucoup trop faible pour les enjeux qu’elles représentent.

Il est important que les personnels montrent un soutien fort aux syndicats afin que ces derniers puissent porter leur parole et négocier les meilleures conditions de travail ; l’action syndicale reste le meilleur moyen de combattre l’individualisme par ailleurs de plus en plus encouragé dans le monde de la recherche

Aussi, nous comptons sur vous, militants, sympathisants, pour mobiliser les personnels à participer à ces élections et à voter pour nos candidat-es.

 

Nouvel appel du Projet d’Investissements d’Avenir !

Le Président de la République a annoncé un troisième volet du Programme d’investissements d’avenir (PIA).

Ce sont 10 Md€ supplémentaires qui sont ainsi prévus pour répondre à trois priorités : soutenir les progrès de l’enseignement et la recherche, valoriser la recherche et accélérer la modernisation des entreprises.

 

Le scandale du Crédit d’impôt recherche ?

Depuis le rapport Carrez en 2009 jusqu’au rejet d’un rapport d’une commission d’enquête sénatoriale en 2015, le crédit impôt recherche (CIR) ne cesse de faire débat, à cause de son augmentation considérable (il est passé de 1,5 à 6 milliards d’euros en quelques années) et parce qu’il apparaît bénéficier pour beaucoup aux grands groupes. Au point que le CIR ne soit souvent vu que comme une mesure d’optimisation fiscale pour les grandes entreprises sans rapport avec l’activité de recherche réelle. Il y a peu de contrôles a posteriori de ce que deviennent les projets. Il en est de même quant au contrôle de leur qualité scientifique. Il est donc légitime de se poser la question de la valeur ajoutée pour la recherche des milliards réservés au CIR ? Comment surveiller les dérives possibles ?

Pour autant, faut-il supprimer le CIR ? De petites entreprises en bénéficient. Il permet l’embauche de doctorants auxquels un contact avec le monde de l’entreprise est ainsi offert. Au moment où les postes académiques se raréfient, peut-on se priver de former des doctorants à travailler en contact étroit avec les besoins du secteur industriel ?

Toutes ces questions se poseraient sans doute moins si la recherche publique disposait par ailleurs des financements nécessaires à son développement, dans un contexte international ultra-compétitif. Elles se poseraient moins si les responsables politiques cessaient de ne voir la recherche que comme le moyen de créer de l’emploi à court-terme. Si la recherche peut bien évidemment amener à la création d’emplois (de nombreuses start-up issues des laboratoires de recherche en sont la preuve), celle-ci ne peut être l’objectif premier. La création de richesse et d’emplois peut être une conséquence de la recherche publique, elle ne saurait en être la motivation principale.

Le SNIRS CFE-CGC réaffirme donc qu’il faut conserver un financement public important pour la recherche tout en permettant un partenariat privé notamment pour le développement. La diminution des budgets récurrents dans les laboratoires a dû être compensée par d’autres financements et notamment privés. Elle a eu pour conséquences une course aux financements et le danger est que la recherche ne finisse par être orientée que par ces mêmes financements privés. Or c’est souvent le court-terme qui, dans ces cas-là, pilote les travaux des chercheurs, lesquels ne peuvent plus se consacrer à des travaux plus en amont. La recherche fondamentale se place, quant à elle, souvent sur des échelles de temps longues, avec une prise de risque parfois importante à laquelle le secteur privé, du moins en France, n’est pas toujours favorable.

Mais plutôt que de juger de l’efficacité ou non du CIR comme tant d’autres le font, avec un regard d’ailleurs souvent plus emprunt d’idéologie que d’objectivité, le SNIRS demande simplement des moyens décents pour faire fonctionner les laboratoires.

Et plutôt qu’opposer recherche fondamentale d’un côté et recherche appliquée de l’autre, battons-nous pour faire coexister dans nos laboratoires deux types de recherche qui se nourrissent et s’enrichissent l’une de l’autre : une recherche dirigée par l’objectif d’un projet financé sur ressources propres et soumise aux exigences du financeur, et une recherche libre, pilotée par la seule curiosité et l’imagination des chercheurs.

 

Livre Blanc de la recherche, parlons-en !

 

Le Livre Blanc de la recherche 2017 est paru. La préface est rédigée conjointement par Thierry Mandon et Najat Vallaud-Belkacem.

Ce livre contient des propositions dont l’AFP précise que “ces investissements détaillés permettront d’augmenter de 10 points le PIB de la France à l’horizon 2047”.

Nous sommes d’accord sur la conclusion qu’investir dans la matière grise permet de protéger l’emploi alors que beaucoup de métiers – jusqu’à 400.000 emplois- sont menacés par l’automatisation des tâches.

Nous demanderons aux gouvernements successifs de l’ambition pour la recherche ! Une vraie ambition à la hauteur des enjeux de demain et de la nécessité pour notre pays de compter parmi les meilleurs.

Le SNIRS CFE-CGC réaffirme qu’aucune politique scientifique ne peut être mise en œuvre sans l’attribution des moyens correspondants à l’ampleur de ses desseins. Il est nécessaire qu’une articulation plus simple, au plus proche des acteurs, soit mise en place en favorisant la pratique de l’activité scientifique plutôt que sa représentation bureaucratique.

Le SNIRS CFE-CGC réaffirme qu’il faut une présence forte des organismes de recherche dans le pilotage de la recherche.

Par ailleurs, les regroupements d’université, COMUE et autres consortium deviennent un vrai casse-tête, ingérable; pendant que les différents acteurs essayent de monter leur structure, la recherche et l’enseignement piétinent.

En quelques années, maladie bien française, le système a crée un nombre de structures affolant, depuis la création de l’AERES puis HCERES, en passant par l’ANR, les COMUE, l’AMUE, les SATT et autres résultats du programme d’investissements d’avenir (Labex, IRT …). Pourtant, les personnels affectés à toutes ces structures qui visaient à une rationalisation des moyens voire même à un démantèlement des EPST coûtent-ils moins chers que les agents fonctionnaires de la recherche mal rémunérés ?

Le SNIRS CFE-CGC défend les établissements de recherche dans leur rôle de coordonateurs et opérateurs de la recherche.

Il est indispensable de redonner une sérénité et une sécurité aux acteurs de la recherche, tout en permettant des passerelles entre les disciplines, les organismes et les administrations.

Les personnels de la recherche se trouvent aujourd’hui dans un milieu complexifié à l’extrême, avec un empilement de structures, une diversité de sources de financements et les multiples règlementations qui vont avec.

Il est urgent de simplifier le fonctionnement de la recherche. Il est urgent de faire confiance aux personnels en substituant une pratique de contrôles a posteriori à celle, actuelle, de procédures tatillonnes et suspicieuses. Il est indispensable de redonner aux organismes de recherche des moyens permettant de conduire une politique de recherche ambitieuse à l’échelle nationale plutôt qu’éparpillée sur les territoires.

Et, quelles que soient les ambitions affichées par le livre blanc, rien ne saurait se faire sans l’engagement des personnels de la recherche. Engagement qu’il est grand temps de reconnaître en offrant de vraies perspectives de carrière, des rémunérations à la hauteur de leur qualification et de leur investissement. N’oublions pas que si les résultats des travaux de recherche se sont de tout temps jugés à l’aune de la comparaison internationale, il en est de même désormais des conditions de travail des personnels. Redonner de l’attractivité pour les métiers de la recherche, en France, doit être LA priorité !.

 

EXTRAITS DU BULLLETIN CONFEDERAL

 

Quelques mots sur la bioéthique et les textes législatifs correspondants.

La bioéthique concerne la médecine et la recherche utilisant des parties du corps humain. Elle vise à définir les limites de l’intervention de la médecine sur le corps humain en garantissant le respect de la dignité de la personne et a pour objectif d’éviter toute forme d’exploitation dérivée de la médecine (trafic d’organes, clonage humain…). A l’échelle mondiale il existe un Comité International de la Bioéthique qui est une branche de l’Unesco. Il prend en compte les progrès permanents de la médecine et les enjeux éthiques et juridiques des recherches dans le secteur des sciences de la vie. En France, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE), créé en 1983, publie régulièrement des avis sur les questions de bioéthique.

En 1994 ont été adoptées en France les premières lois de bioéthique. La loi du 1er juillet 1994 concerne le traitement de données nominatives dont le but est la recherche dans le domaine de la santé (règles de création des fichiers informatiques nominatifs, droits individuels des personnes fichées, procédures de mise en œuvre des traitements informatifs…). Les deux lois du 29 juillet 1994 sont relatives au respect du corps humain (inviolabilité du corps humain, impossibilité pour le corps humain d’être l’objet d’un droit patrimonial évaluable en argent, obligation du consentement) ainsi qu’au don et à l’utilisation des éléments et produits du corps, à l’assistance médicale, à la procréation et au diagnostic prénatal (consentement préalable ou présumé et révocable à tous moments, gratuité, anonymat, respect des règles de sécurité sanitaire).

Ces lois ont été complétées en 2004 avec la création de l’Agence de la Biomédecine (ABM) et la mise en place d’un cadre juridique dans le domaine de la thérapie cellulaire (extension des principes régissant le don et l’utilisation de produits du corps humain aux exportations et importations d’organes, généralisation du consentement présumé et élargissement du champ des donneurs vivants). Des innovations ont également été apportées avec l’interdiction du clonage ayant pour but de faire naître un enfant génétiquement identique à une autre personne vivante ou décédée, la création d’un crime contre l’espèce humaine, l’interdiction du clonage à visée reproductive, le clonage à visée thérapeutique est considéré comme un délit, l’ouverture limitée de la recherche sur les embryons, l’interdiction du diagnostic préimplantatoire avec néanmoins un usage encadré lorsqu’il a pour objectif d’apporter un espoir de traitement à un aîné atteint d’une maladie.

Puis est adoptée la loi du 7 juillet 2011 qui est l’aboutissement de la clause de révision inscrite dans la loi de 2004. Les principales innovations du texte portent sur les points suivants : I) autorisation du don croisé d’organes intervenant en cas d’incompatibilité entre proches : deux personnes, candidates au don pour un proche mais incompatibles avec leur proche malade, s’échangent leur receveur respectif s’ils leur sont compatibles. Cette possibilité concernant essentiellement les greffes de rein permettrait d’en réaliser 100 ou 200 de plus chaque année; II) une nouvelle définition des modalités et les critères permettant d’autoriser les techniques d’assistance médicale à la procréation et d’encadrer leur amélioration. Ainsi la congélation ovocytaire ultra rapide (ou vitrification) devrait être autorisée. La loi a également étendu les compétences de l’Agence de biomédecine en lui confiant une mission d’information du Parlement et du gouvernement sur le développement des connaissances et des techniques dans le domaine des neurosciences.

En 2013, le législateur modifie la loi de 2011. Le texte prévoit de passer du régime d’interdiction de la recherche sur l’embryon avec dérogation à une autorisation encadrée. Les recherches pourront être menées à partir d’embryons surnuméraires conçus dans le cadre d’une procréation médicalement assistée, ne faisant plus l’objet d’un projet parental, après information et consentement écrit du couple concerné. Le consentement du couple doit être confirmé à l’issue d’un délai de réflexion de trois mois et peut être révoqué sans motif par les deux membres du couple ou le membre survivant tant que les recherches n’ont pas débuté. La recherche sur ces embryons est limitée à cinq ans et doit avoir pour seul objectif de permettre des progrès thérapeutiques. Les protocoles de recherche sont autorisés par l’Agence de biomédecine qui transmet sa décision, assortie de l’avis du conseil d’orientation aux ministres chargés de la santé et de la recherche qui dans un délai d’un mois peuvent conjointement demander un nouvel examen du dossier.

Quelques thèmes font débat ?

L’accès aux techniques d’assistance médicale à la procréation; la technique dite des “mères porteuses” (ou gestation pour autrui) reste interdite en France. Toutefois la question de l’état civil des enfants nés à l’étranger de cette manière continue de susciter la polémique ;

Les neurosciences et l’imagerie cérébrale permettent de mieux connaître le fonctionnement cérébral avec le risque de détournement de leur utilisation en thérapeutique ou en recherche dans un but d’amélioration psycho-cognitive de personnes non malades et à l’insu des personnes concernées ;

Les nanotechnologies peuvent être utiles à la médecine, là où la chirurgie classique est inopérante mais peuvent aussi présenter des risques.

Quelles sont les modalités du don d’organes ?

Les grands principes édictés par la loi sont le consentement présumé pour les dons d’organes et de tissu, la gratuité du don et l’anonymat entre le donneur et le receveur. Le décret du 1er janvier 2017 modifie les modalités du refus de prélèvement : le principal moyen de s’opposer au prélèvement de ses organes et tissus après la mort est de s’inscrire sur le registre national des refus. L’inscription en ligne est possible sur le site registrenationaldesrefus.fr. Le refus de prélèvement est également possible par écrit, le document, daté et signé est alors confié à un proche. En cas de refus confié oralement à des proches, ces derniers devront en attester auprès de l’équipe médicale.

 

LE SNIRS CFE-CGC s’associe à la marche pour les sciences – 

Contactez-nous

 

La Marche pour les Sciences (March for Science), initiée au niveau mondial en réponse aux multiples positions antisciences du nouveau président des Etats-Unis,  a pour objectif de défendre l’indépendance et la liberté des sciences. En France, la question du changement climatique, pourtant essentielle à l’échelle de la planète, est trop peu présente dans les débats de la campagne présidentielle. En revanche, les discours politiques construits sur des affirmations idéologiques, voire sur des contrevérités, sont quotidiens et rencontrent un succès inédit. Ceux qui, à l’inverse, défendent une vision rationelle de la vérité – scientifiques, magistrats ou journalistes – source d’émancipation et de progrès sont devenus une cible.  Il n’est plus possible d’observer ces évolutions sans rien opposer.

 

 

 

Ecrivez-nous en toute confidentialité : snirs-cfecgc@syndicats.cnrs.fr

 

 

_____________________________________________________________________

Directeur de la publication Sylvain Picaud

SNIRS-CGC 3 rue Michel-Ange 75794 PARIS cedex 16

ISSN 0243-363X Bulletin trimestriel n° 160 – 1er trimestre 2017 – Dépôt légal à la parution

Siège social 59 rue du Rocher 75008 PARIS – Commission paritaire 0919S06982

Imprimeur CNRS – 3, rue Michel-Ange – 75794 PARIS cedex 16

Abonnement annuel 14 euros (hors adhésion) Prix au n° 4 euros

 

Nouvelles brèves 159 – Décembre 2016

cropped-cropped-logo-cgc-2.pngVersion PDF : nb-159

Tous les numéros

Edito

A quoi ça sert ?

 

 

A quoi sert un syndicat ?

A quoi sert de se syndiquer ?

A quoi sert de voter pour constituer les différentes instances des organismes de recherche, de revendiquer, de négocier ?

A quoi bon le face-à-face organisations syndicales / direction alors qu’on gagnerait à être plus souvent côte-à-côte ? Et le dialogue social lorsqu’il tourne au dialogue de sourds ?

Mais aussi  à quoi sert de :

– travailler en équipe quand les lauriers et/ou les gratifications sont attribués à titre individuel ?

– demander une promotion quand la probabilité de l’obtenir est aussi faible ?

– écrire des projets quand on sait que 9 sur 10 seront rejetés ?

Et encore à quoi bon :

– assurer la responsabilité d’une structure ou d’un service quand on a si peu de leviers pour encourager l’investissement de chaque collaborateur ?

A quoi servent toutes ces contraintes et procédures administratives ?

Et finalement à quoi sert de :

– passer une thèse quand ce diplôme est si mal reconnu ?

– travailler dur, de se passionner pour la recherche quand la probabilité d’en faire son métier est de plus en plus faible ?

– mener un travail de recherche quand on passe la majeure partie de son temps à répondre à des appels d’offres ou à remplir des formulaires justificatifs ?

– définir une orientation scientifique alors que dans beaucoup de domaines les paillettes de la télé-réalité impactent les choix scientifiques ?

– de faire de la recherche quand le monde politique s’y intéresse si peu ?

– de défendre la recherche fondamentale dans un monde où la finalité et l’immédiateté deviennent la règle ?

– de repousser les frontières de la connaissance quand l’obscurantisme s’impose partout ?

A quoi ça sert d’avoir des idées originales dans une société qui fait du principe de précaution et de la méfiance vis-à-vis du progrès de véritables totems ?

A quoi ça sert :

– la liberté d’expression si seul le politiquement correct est permis ?

– d’être personnel de la recherche quand les contraintes de gestion poussent à n’être vu que comme un ETPT ?

Au SNIRS, l’ensemble de ces questions nous interpellent, animent nos débats. Elles stimulent notre réflexion. Elles nous évitent l’enfermement dans un corpus de revendications idéologiques déconnectées de la réalité du terrain.

Ces questions motivent notre combat quotidien au service des personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche. Elles nous donnent le courage de défendre ce en quoi nous croyons.

Elles nous persuadent que seul le collectif peut nous permettre de résister aux dérives auxquelles l’individualisme forcené conduit.

Par son action et l’engagement de ses militants, le SNIRS montre qu’on peut apporter des réponses concrètes à une grande partie de ces questions !

 

 

CONDITIONS DE TRAVAIL – Risques psychosociaux

Le sujet des risques psychosociaux est d’actualité dans tous les établissements. Cela se traduit au niveau des ressources humaines des organismes par des questionnaires sur les RPS adressés aux agents. Cela se traduit également par la mise en place de plans d’actions. Dans certains cas, des cabinets privés sont sollicités pour faire l’analyse des situations et mettre en place des solutions.

La CFE-CGC est pionnière dans la demande de reconnaissance du burn-out en maladie professionnelle et travaille avec les députés pour modifier la loi.

Voir notre dossier conditions de travail – risques psychosociaux sur notre site http://snirs.fr

Des solutions ?

Pour ne pas laisser le Burn Out vous gagner, quelles solutions dans la Fonction Publique ?

·         * Apprendre à dire NON ! à votre autorité hiérarchique, à vos collègues…

·         * Se défouler et se changer les idées ! Dans l’emploi du temps, insérez des plages qui sont réservées rien qu’à vous : sport, lecture, musique… Tout est bon à prendre ! Ne rater ces rendez-vous sous aucun prétexte !

·         * Au cours de la journée, s’octroyer des vraies pauses. 5 minutes peuvent être salutaires. Respirer amplement et reprendre conscience de l’utilité du travail pour la société.

·         * Relativiser les problèmes rencontrés. On fait de notre mieux et il faut apprendre à déculpabiliser !

·         * Ne pas s’isoler ! Parler de vos soucis, à vos amis, à votre famille. Forcez-vous à sortir. Ou mieux : invitez du monde –des gens relax, si possible- à la maison ! Vous serez bien obligé(e) de décrocher, le temps de recevoir…

Vous pourrez visionner la vidéo d’intervention sur le burn-out et le handicap par Martine KERYER, médecin du travail et Christophe ROTH, délégué national santé au travail et handicap à la CFE-CGC.

  

Egalité femmes-hommes dans l’enseignement supérieur et la recherche : des progrès restent à faire

 

La 9è conférence européenne sur l’égalité femmes-hommes dans l’enseignement supérieur et la recherche, a eu lieu à Paris du 14 au 16 septembre 2016.

Dans l’UE, la part des femmes âgées de 30 à 34 ans diplômées de l’enseignement supérieur s’établit à 43% contre 34% chez les hommes. Cette proportion atteint ou dépasse les 50% (l’objectif fixé par l’UE pour 2020) dans 13 pays dont la France (50%) ou la Finlande (53%) mais elle n’est que de 31% en Italie et 32% en Allemagne.

Le plafond de verre est encore très présent dans l’enseignement supérieur puisque les femmes restent moins représentées dans les emplois supérieurs (postes de professeur d’université titulaire).

En France, les filles sont très majoritaires dans les filières de lettres et de sciences humaines (70%) et de droit (59%). Mais elles ne représentent que 42% des effectifs en classes préparatoires aux grandes écoles.

Dans les écoles d’ingénieur, leur part ne représente que 27% des élèves en 2014 même si le nombre d’élèves femmes a progressé de 72% entre 2000 et 2014.

Trente mois après l’obtention d’un master, les femmes sont moins bien rémunérées que les hommes, avec des écarts allant de -6 à -12%.

La féminisation progresse lentement dans la recherche publique ou privée. Les femmes sont présentes dans quatre secteurs principaux : pharmacie, chimie, textile et alimentation. En 2015, 16 femmes sont à la tête d’université, elles étaient 15 en 2008, contre 84 hommes. Quant aux organismes de recherche, la gouvernance y reste majoritairement une affaire d’hommes.

 

Agir contre le sexisme au travail

En savoir plus :

–        Plan d’actions et de mobilisation contre le sexisme : www.sexismepasnotregenre.gouv.fr

–        Rapport du Conseil  supérieur de l’égalité  professionnelle entre les femmes et les hommes, « Le sexisme dans le monde du travail. Entre déni et réalité », mars 2015

 

TRIBUNE LIBRE,

par un(e) militant(e) anonyme et qui souhaite le rester

 

Que faire pour relancer le dialogue social ?

Quel que soit le candidat qui sortira des élections présidentielles, qu’il soit de droite ou de gauche, un nouveau dialogue social doit être possible !!!, affirme Carole COUVERT, ex présidente et présidente d’honneur de la CFE-CGC.

Et si l’on veut des syndicats réformistes, comme la CFE-CGC, qui sont pour proposer des solutions et non opposer systématiquement un blocage de principe, il faut leur envoyer un signal fort !

Le défi est maintenant de remettre l’Homme au cœur de la stratégie des administrations afin de valoriser le capital humain que représentent les femmes et les hommes qui y travaillent !, affirme encore Carole Couvert. Par ailleurs, elle ajoute : redonner du sens et des perspectives passe par le respect, la considération et la reconnaissance des salariés, fonctionnaires, contractuels…. ! Si comme moi, vous croyez qu’un dialogue social constructif, moderne, conscient des difficultés des administrations comme de celles des, fonctionnaires, contractuels, vacataires, est possible alors … Agissez, ne subissez plus !

Aujourd’hui, qu’en est-il du dialogue social au sein de nos organismes ?

Les membres de la direction et les représentants du personnel, nommés par les organisations sociales représentatives ou élus par le personnel, se réunissent régulièrement pour discuter des questions relatives à la recherche, son organisation, son subventionnement et toutes questions relatives au personnel : conditions de travail, rémunération, organisation…

Les instances se multiplient : CA, CT, CHSCT, CAR, CSS, Conseil scientifique, de département, instances d’évaluation, mais aussi action sociale, formation permanente, mobilité, groupes de travail, réseaux…

C’est donc une certitude : la possibilité et la volonté d’un dialogue existent. En témoignent les nombreuses heures passées à étudier les textes documents, propositions et à négocier en espérant des avancées pour le bien de tous, d’où l’on ressort parfois heureux, mais souvent déçus.

Car pour autant les conditions réunies permettent-elles un dialogue social de qualité ? La question se pose lorsque chacun reste sur ses positions ou lorsqu’un des acteurs ou plusieurs refusent tout compromis. On se trouve alors dans une impasse.

Il est donc important que chacun comprenne que ce dialogue  est essentiel et ne peut se faire sans pour cela l’écoute et la prise en compte des positions de chacun replacées dans leur contexte.

 

Que faire pour redonner l’envie de s’impliquer ?

Force est de constater, hélas, que les représentants du personnels, personnels syndiqués et même votants représentent une partie infime de la population de nos organismes.

Les organismes peuvent-ils survivre à l’abstention ? Cette même abstention qui menace la légitimité des représentants dans une démocratie !

Au CNRS le taux de participation aux élections depuis de longues années, avoisine les 30 %. Il faut remonter à 2005 pour un taux de participation de 44.20 % au conseil d’administration.

Alors que font les syndicats ?

 

Sortons des clichés et des stéréotypes qui ont la vie dure !

François HOMMERIL, Président de la CFE-CGC, a souligné récemment que 30.000 accords sont signés chaque année en entreprise entre les directions et les syndicats.

Cependant, il ne faut pas que les syndicats, seuls s’engagent !

Certes, le modèle français diffère de celui d’autres pays, comme l’Allemagne où l’adhésion à un syndicat est quasiment obligatoire à partir du moment où l’on travaille.

Pour autant, en France, nous avons le choix. Ne mettons pas tous les syndicats dans le même panier !

Parmi toutes les organisations syndicales, chacune a son mode d’action et sa façon de voir et de négocier. Il y en a forcément une qui correspond à vos attentes.

Alors, notre envie est de vous dire : choisissez, mais ne vous abstenez pas de participer, lors des élections, mais aussi au quotidien !

N’attendez pas que le système vous broie !

Prenez votre avenir, l’avenir de vos établissements en main !

Agissez, ne subissez plus !

 

La devise du SNIRS est :

Ne pas prendre parti, c’est accepter le parti-pris des autres.

 

Faites-nous part de vos réflexions, rejoignez-nous et appelez à nous rejoindre !

  

La lettre de la CFE-CGC

Le prélèvement à la source voté à l’Assemblée nationale ;

l’avenir de la filière nucléaire française ;

le lancement du guide Pas à pas pour les jeunes,

un retour sur le colloque burn-out organisé à Versailles …

http://www.cfecgc.org/publications/newsletter-le-plus-syndical/dernier-numero/

TEMOIGNAGE DE MILITANT,

par François-Xavier Sauvage

Souvenirs, souvenirs…

Je suis entré comme chercheur (à l’époque, « attaché de recherche ») au CNRS en octobre 1978 sans pratiquement rien en connaître, ni son fonctionnement, ni ses instances, encore moins ses rouages. A l’époque, un collègue m’avait asséné trois obligations que j’avais avalées sans même les questionner ou les remettre en question : quand on est au CNRS, on adhère à la MGEN, à la MAIF et à « un certain syndicat » qui m’avait été présenté comme le seul « vrai » syndicat représentatif des chercheurs au CNRS.

Très docile et obéissant du haut de mes 27 étés (je suis du mois de juillet), j’ai adhéré aux trois. Je suis encore adhérent de la MGEN, plus par raison que par passion. La MAIF m’a toujours donné satisfaction et j’en suis donc encore adhérent par conviction.

Quant au « syndicat » évoqué ci-dessus, suite à un incident que j’estime gravissime, mais sur lequel je préfère ne pas m’étendre ici, je lui ai renvoyé ma carte au printemps 1983. Plutôt déçu sur ce plan, je suis resté non syndiqué pendant quelques années.

Premiers engagements

Au début des années 90, Marc DE BACKER, un collègue de mon labo lillois (et qui fut par la suite Secrétaire général du SNIRS), m’a demandé si j’accepterais de figurer en position éligible sur une liste « de large union » présentée par le SNIRS pour les élections du CLAS de Lille. Comme l’action sociale en général m’intéresse, j’ai accepté et, notre liste ayant obtenu le tiers des suffrages, j’ai été élu au CLAS de Lille, au sein duquel j’ai accompli plusieurs mandats. Mais ce ne fut pas toujours facile…

Mon adhésion

Vers la fin des années 90, je me suis dit qu’il était assez incohérent de siéger dans une instance, régionale au titre d’une organisation syndicale dont je commençais à comprendre et apprécier les valeurs, sans franchir le pas en y adhérant. Je me suis donc « carté » au SNIRS.

Ma première prise de contact avec le SNIRS « national » a été excellente. Une réunion avait été organisée à Meudon-Bellevue et j’y ai été accueilli de manière chaleureuse par le Secrétaire général de l’époque, Gérard LORTHIOIR et ses collaborateurs. Je me suis tout de suite senti « chez moi ». Par la suite, lui ont succédé Nicole BALMAIN, puis Gérard BILLAUD (un ex-collègue de Lille, aujourd’hui décédé) et Marc DE BACKER, Sylvain PICAUD étant le Secrétaire général actuellement en poste. Tous ont été grandement aidés par Marie-Christine LAGOUTTE, Secrétaire générale-adjointe et également par Viviane MEYER, trésorière, que je tiens à saluer et à remercier ici au passage.

Ce que j’ai trouvé au SNIRS

Tout d’abord un esprit non sectaire, ouvert à la réflexion, la discussion et l’échange, un syndicat non inféodé à une doctrine politique, philosophique ou religieuse, ce qui m’aurait semblé anachronique et/ou déplacé. Le SNIRS m’a permis, en me faisant confiance lors d’élections régionales et/ou nationales, de siéger à la CAP des chargés de recherche (3 mandats) et la CNAS (1 mandat). Depuis 2007 je suis administrateur du CAES du CNRS (3ème mandat). Par ailleurs, recommandé par le SNIRS, j’ai été pendant environ 7 années le représentant de la CFE-CGC au CSRT (Conseil supérieur de la recherche et de la technologie, aujourd’hui disparu et remplacé par le CNESER). J’ai également succédé à Pierre BILLAUT en tant que Délégué syndical du SNIRS sur la DR18 (Nord Pas-de-Calais). Ma dernière responsabilité au niveau régional été celle de Secrétaire adjoint du CRHSCT de la DR18, poste que j’ai occupé pendant deux années dans des conditions que j’ose qualifier de « très conflictuelles » avec l’administration locale.

Ce que m’a apporté l’engagement syndical

J’ai toujours aimé rendre service et le syndicalisme a été pour moi un levier important pour me permettre de concrétiser cela. Je ne suis ni un idéaliste ni un théoricien, j’aime le contact avec la réalité et le terrain. J’illustrerai ce propos par deux exemples pris au cours de ma carrière.

  1. Action en CAP

Pour les chercheurs, les CAP ne jouent que peu de rôles : seuls les problèmes disciplinaires et les questions liées aux « accidents de service » et maladies professionnelles requièrent son intervention. Au cours de mes 3 mandats au sein de la CAP N°2, celle des chargés de recherche, j’ai pu apporter aide et soutien à de nombreux collègues impliqués dans des dossiers parfois douloureux. Je me souviens en particulier du cas d’un collègue qui avait fait un arrêt cardiaque fatal au moment de prendre l’avion à Roissy pour une mission lointaine. Avec une jeune collègue du SNTRS-CGT, il nous a fallu plus d’un an pour faire admettre au CNRS que ce décès était bien « imputable au service ». Je pense que notre rôle de relais entre l’administration tatillonne du CNRS et la famille de notre collègue été déterminante dans le travail de deuil de cette dernière.

  1. Commission Solidarité-handicap au CAES du CNRS
  2. Cette structure se réunit environ une fois par mois pour examiner des demandes d’aide liées au handicap et attribuer des prêts (sans intérêt) destinés à permettre à des collègues de franchir des difficultés de tous ordres. On se trouve ici en plein dans le concret ! Bien que n’étant pas en contact direct avec les collègues concernés (les dossiers sont confidentiels et relayés par les assistantes de service social), ma participation à cette commission m’a donné le sentiment d’être utile et de permettre à des collègues en difficulté de reprendre pied face à des situations difficiles ou même douloureuses.

J’avoue quand même qu’il n’est pas toujours possible de faire des miracles et on n’arrive pas toujours à trouver une solution satisfaisante aux problèmes qui nous sont soumis. C’est parfois un peu frustrant…

Alors, pourquoi se syndiquer ?

A une époque où le syndicalisme « traditionnel » semble en perte de vitesse (il suffit pour cela de regarder les taux de participation aux élections professionnelles), je pense que se syndiquer n’est ni un luxe, ni un gadget : à tort ou à raison (moi, je pense « à raison », et en particulier dans la Fonction publique), les syndicats sont le lien indispensable entre nos gouvernances et la base des personnels.

Je suis partisan d’un syndicalisme réaliste, ouvert, de proposition et de discussion.

Je pense également que la pluralité syndicale est une richesse. Dommage que cet avis ne soit pas partagé par tous…

La situation économique actuelle impose d’agir avec intelligence, sans esprit borné et dans une perspective constructive et non partisane.

C’est cela que j’ai trouvé et trouve encore au SNIRS.

Aujourd’hui retraité, il ne m’est plus possible de représenter le SNIRS auprès des instances officielles régionales ou nationales du CNRS (mis à part le CAES). Je continue néanmoins dans la mesure du possible à apporter ma pierre à la progression et au développement de notre syndicat.

L’action sociale et l’action syndicale sont des rouages essentiels et incontournables du bon fonctionnement de nos instituts. Se syndiquer, ou mieux, s’engager concrètement dans le syndicalisme, c’est leur permettre d’exister en évitant les écueils d’une technocratie galopante qui les menace. Chacun peut faire, à sa mesure, quelque chose dans ce sens.

Alors, allez-y, engagez-vous et rengagez-vous : vous ne le regretterez certainement pas !

Ecrivez-nous en toute confidentialité : snirs-cfecgc@syndicats.cnrs.fr

_____________________________________________________________________

Directeur de la publication Sylvain Picaud

SNIRS-CGC 3 rue Michel-Ange 75794 PARIS cedex 16

ISSN 0243-363X Bulletin trimestriel n° 159 4ème trimestre 2016 Dépôt légal à la parution

Siège social 59 rue du Rocher 75008 PARIS Commission paritaire 0919S06982

 

Vous avez changé d’affectation, de coordonnées personnelles ou professionnelles ? Merci de nous le signaler pour que nous mettions nos bases à jour.

 

 

Vous voulez nous rendre visite ?

 

Permanences

CNRS – 3, rue Michel-Ange – 75016 PARIS – Tel : 01.44.96.44.13

INSERM – 7, rue Guy Mocquet – 94801 Villejuif cedex – Tel : 01.49.58.34.46

Ecrivez-nous en toute confidentialité : snirs-cfecgc@syndicats.cnrs.fr

 

 

_____________________________________________________________________

Directeur de la publication Sylvain Picaud

SNIRS-CGC 3 rue Michel-Ange 75794 PARIS cedex 16

ISSN 0243-363X Bulletin trimestriel n° 157  3ème trimestre 2016 Dépôt légal à la parution

Siège social 59 rue du Rocher 75008 PARIS Commission paritaire 0919S06982

Imprimé au CNRS – 3, rue Michel Ange – 75794 Paris cedex 16

Abonnement annuel 14 euros (hors adhésion) Prix au n° 4 euros

Intervention du SNIRS au CT – Systèmes d’information du CNRS

Communiqué du 15/06/2016

Le SNIRS alerte la Direction sur le fonctionnement des systèmes d’information au CNRS

Et en particulier sur RESEDA et la mise en œuvre de la GBCP

Déclaration du SNIRS au CT du 13 juin 2016

 

Nous avons été interpellés par des directeurs d’unités et des responsables administratifs sur les difficultés rencontrées.

On peut reconnaître que sur certains aspects la situation s’améliore un peu par rapport au début de l’année qui a été très difficile.

Cependant, les utilisateurs sont toujours inondés de messages au sujet de RESEDA qui est une application qui ouvre, referme constamment et met un temps fou à répondre une fois connectée.

 

Nous recueillons les témoignages d’administrateurs de laboratoires qui craquent car ils travaillent déjà 40/45 heures par semaine et perdent deux heures à deux heures et demie par jour car l’application ne fonctionne pas.

Des gestionnaires sont proches du burn-out et n’en peuvent plus face à ces constantes interruptions de service et aux difficultés techniques rencontrées.

Un exemple : l’impossibilité de rentrer les personnels universitaires dans RESEDA, et par voie de conséquence, plus d’accès à Simbad pour réserver les missions.

 

Le SNIRS demande qu’à l’avenir les moyens humains et matériels soient mobilisés afin que les applications fonctionnent dès leur mise en place

et que ce ne soient pas les utilisateurs, les laboratoires et les services qui fassent les frais des premiers tests, pendant des mois, voire des années, à chaque évolution technique.

 

Si vous souhaitez des informations sur les autres points abordés lors de ce CT et discuter à propos de nos chantiers en cours, contactez-nous !