Enquête rentrée universitaire 2020-2021

A l’initiative de la section de Bordeaux, le SNIRS CFE-CGC a lancé une enquête auprès des enseignants universitaire. Après les annonces du chef de l’Etat au printemps, il a fallu envisager la rentrée universitaire prochaine. Dans ces circonstances, il a paru nécessaire de faire un état des lieux. 

Les réponses montrent que la majorité des collègues qui ont répondu ont participé à la mise en œuvre d’un plan de continuité pédagogique auquel ils n’avaient pas été associés au départ. Ils ont eu recours à de nouvelles méthodes pédagogiques, intégrant le travail à distance et pensent que cela contribuera à faire évoluer leur manière de travailler. Malheureusement, une partie des étudiants a décroché, même si c’est moins du quart en général (en Licence comme en master).
Pour la rentrée, même si les enseignants-chercheurs sont peu nombreux à avoir été associés au processus de décision, il est clair que les solutions mixtes, associant présentiel et enseignement à distance dominent. Le cas d’un reconfinement généralisé ne semble pas avoir été majoritairement envisagé. En tant que syndicat, le fait que le cas des collègues vulnérables ne paraît pas avoir été prévu, est pour le moins préoccupant. Vous trouverez ci-liés les résultats de cette enquête.

Le questionnaire SNIRS rentrée universitaire 2020 2021

 

Contact : Laurent Coste, Professeur d’Histoire moderne à l’Université Bordeaux Montaigne, Délégué national du SNIRS à l’Enseignement supérieur, snirs-cfecgc@syndicats.cnrs.fr

 

La justice universitaire sous tutelle du Conseil d’Etat, remise en cause inacceptable du principe constitutionnel d’indépendance des universitaires !

Le SNIRS-CFECGC reste attaché au principe du jugement des universitaires par des pairs, c’est-à-dire par une juridiction universitaire composée uniquement d’universitaires. Or, à l’occasion de l’examen devant le Parlement du projet de loi sur la transformation de la fonction publique, le gouvernement a déposé le 17 juin au Sénat un amendement en vue de modifier notamment la composition du CNESER disciplinaire, avec l’attribution de la présidence qui devrait revenir à un conseiller d’Etat nommé par le vice-président dudit Conseil. L’introduction d’un conseiller d’Etat dans la justice universitaire est une violation grave et manifeste du principe d’indépendance des universitaires. Ce projet témoigne de l’affaiblissement constant du statut des universitaires dans notre pays et du profond mépris d’une partie des élites pour le monde académique. La justice universitaire reste l’un des fondements des libertés académiques que sont la liberté de la recherche, la liberté de l’enseignement et la liberté d’expression à l’intérieur ou à l’extérieur de l’amphithéâtre, dans le respect des règles de droit.

 

votre correspondant: Laurent COSTE, secrétaire général adjoint du SNIRS-CFECGC, Professeur des Universités, Université de Bordeaux Montaigne, laurent.coste [@] u-bordeaux-montaigne.fr, 06 81 64 48 37

 

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