Les syndicats CFE-CGC de la recherche scientifique interpellent les candidats à l’élection présidentielle 2017

Format PDF : Lettre aux candidats à la Présidentielle

Les syndicats CFE-CGC de la recherche scientifique interpellent les candidats à l’élection présidentielle 2017

Quelle place donnerez-vous à la recherche en France ? Et comment ?

La Recherche une priorité vitale pour la France ?

 

 Il n’est aujourd’hui de pays dans le monde qui compte sans investissements massifs dans la recherche scientifique et l’innovation, dont les résultats permettent de soutenir et de dynamiser le développement économique et l’emploi à court, moyen et long terme. La recherche scientifique, source de la connaissance, est le fondement de l’essor économique et technologique. Malgré ces enjeux vitaux, la France semble avoir abandonné depuis quelques années l’ambition qui a été la sienne. À l’aube des années 1960, le nombre de chercheurs avait été augmenté de manière considérable, avec des investissements massifs pour l’anticipation des mutations à venir et la formation supérieure de la jeunesse. Alors que de nombreux pays, suite en particulier à la crise de 2008, ont choisi de préparer l’avenir en augmentant leurs dépenses de recherche, celles de la France semblent stagner. Ainsi, l’objectif maintes fois affiché d’atteindre 3 % du PIB consacré à la recherche apparaît plus que jamais inaccessible. La stagnation financière d’ensemble s’est accompagnée paradoxalement d’une frénésie de changements dans l’organisation de la recherche et de l’enseignement supérieur :

  • regroupements, fusion, disparitions de laboratoires, création de l’ANR, du HCERES, lancement des PIA, créations des SATT, des IRT, mise en place de COMUE, IDEX, ISITE, Labex, Équipe,
  • volonté de faire émerger une douzaine d’universités de recherche de stature internationale,
  • envie affichée de transformer les organismes de recherche nationaux en simples agences de moyens, écriture de stratégies en tous genres (SNR, StraNES, SRI, S3).

En moins de quinze ans, c’est un immense vertige qui a saisi le monde de la recherche. Pour quels résultats ?

La recherche a ceci de particulier qu’elle ne se conçoit que dans le contexte d’une compétition internationale de très haut niveau. Or, depuis quelques années et malgré (ou à cause de ?) les bouleversements profonds imposés récemment, le système français semble à la peine, perdant du terrain dans de nombreux domaines :

  • faute d’investissements suffisants, notamment dans les moyens récurrents des laboratoires, tout autant que d’un manque flagrant de vision à moyen et long terme ;
  • faute de moyens d’appui suffisants face à l’inflation de la bureaucratie, qui conduit les chercheurs à réduire la part consacrée à la recherche pour se consacrer à des tâches administratives et d’évaluations redondantes, et à la course aux financements ;
  • faute du faible nombre de promotions, de la difficulté dans les mobilités, des tensions croissantes entre équipes ou individus tant la pression des recherches de financement et des évaluations est forte ;
  • faute d’attention portée aux personnels de la recherche dont les métiers sont, au fil du temps, devenus de moins en moins attractifs ;
  • étant donné la sélection sévère pour des postes académiques rares, les rémunérations faibles dans le secteur public malgré des études longues et un âge de recrutement élevé, le manque de reconnaissance du doctorat, ainsi que la préférence accordée aux ingénieurs dans le secteur privé, qui sont autant de freins à l’attractivité pour les études doctorales et les soutenances de thèses,

 la France n’a-t-elle plus d’ambition pour sa recherche ?

Les organisations syndicales CFE-CGC du monde de la recherche ne réclament pourtant pas un retour à on ne sait quel soi-disant âge d’or idéalisé. Elles estiment inadaptée, dangereuse et contre-productive la transposition directe et inadaptée de modèles venus d’ailleurs.

Les organisations syndicales CFE-CGC de la recherche vous demandent d’inventer un nouveau fonctionnement, appuyé sur les spécificités et les forces de la recherche française, son appui sur le territoire, sa renommée internationale dans de nombreux domaines et, surtout, le talent immense et l’investissement passionné de ses personnels.

L’élection présidentielle devrait être une belle occasion pour chacune et chacun de s’emparer de cette question et d’en exposer ses orientations puisque c’est l’avenir de notre pays qui est plus que jamais en jeu.

Le meilleur moyen de lutter contre les obscurantismes passe par l’accroissement des connaissances et une formation au plus haut niveau d’un maximum de citoyens.

Nous, organisations syndicales CFE-CGC de la recherche, jugeons indispensable que :

  • les organismes publics bénéficient de dotations pérennes en financement et en personnels ;
  • les établissements publics notamment EPST et EPIC soient partie prenante dans l’élaboration des décisions publiques et des choix de société ;
  • l’administration de la recherche soit simplifiée ;
  • l’attractivité des métiers de la recherche soit une priorité des politiques publiques.

Les organisations syndicales CFE-CGC de la recherche vous demandent, comme à chaque candidate et candidat, d’annoncer ce que vous, [inscrire ici la qualité (M. ou Mme), le prénom et le nom de la candidate ou du candidat concerné], vous engagez à faire effectivement en cas de succès à cette élection présidentielle, en précisant pour le court, le moyen et le long terme, quel(s) sera ou seront :

  • votre vision pour la recherche française et aux partenariats publics-privé ?
  • vos choix quantitatifs et qualitatifs de moyens consacrés par l’État à la recherche publique, à la recherche privée et aux partenariats public/privé ?
  • votre projet d’avenir pour les personnels de la recherche ?
  • vos actions pour soulager les chercheurs et leurs organismes du poids bureaucratique qui les bride et les détourne de leur mission ?
  • vos choix de perspectives pour les jeunes qui souhaiteraient demain se diriger vers les métiers de la recherche ?

In fine, les organisations syndicales CFE-CGC de la recherche vous demandent instamment d’inclure dans vos choix et vos débats la nécessité d’une recherche scientifique française forte qui dessine l’avenir de notre pays.

Dr Sylvain PICAUD                                                                                

 Secrétaire général

  SNIRS CFE-CGC

 Dr Mohamed BOUDALAA

 Délégué syndical

  de la SNCC CFE-CGC à l’INERIS

 Dr Alain GIODA  

Délégué syndical de l’UNARED

CFE-CGC à L’IRD

 

 

 

Pratiquer une recherche intègre et responsable : un guide

Télécharger le guide version PDF :

http://www.cnrs.fr/comets/IMG/pdf/pratiquer_une_recherche_integre_et_responsable_un_guide_05.12.2016-2.pd

Ce guide est destiné à tous les acteurs de la recherche, quels que soient leur appartenance disciplinaire, leur niveau de responsabilité et leur statut. Il vise aussi à répondre aux questions que peuvent se poser les étudiants de master et doctorants sur de nombreux aspects de leur activité et à leur donner quelques pistes pour la pratiquer de manière responsable. Le guide devrait aussi fournir une aide à tous ceux qui sont concernés par la pratique des métiers de la recherche lorsqu’ils rencontrent des manques à l’intégrité scientifique ou sont confrontés à des dilemmes éthiques.

Ce document est appelé à évoluer. Il vise à alimenter la réflexion et ne pourra que bénéficier de l’apport de tous.

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La CFE-CGC au Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (CNESER)

La CFE-CGC au Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (CNESER)

Trois représentants du SNIRS (2 titulaires et 1 suppléant), de par leur affiliation à la CFE-CGC (4è syndicat représentatif au niveau national), ont été nommés membres du CNESER.

Le ministère les a nommés, par arrêté en date du 13 octobre 2015, au titre des personnalités représentant les grands intérêts nationaux.

Le principe de parité et de représentation des différentes catégories et établissements a été respecté :

–              2 titulaires : une femme ITA de l’INSERM et un homme chercheur du CNRS :

Catherine Ratel-Masson et Samir Bouzbouz.

–              2 suppléants : une femme et un homme, chercheurs au CNRS et à l’IRD (affilié à l’UNARED) :

Fabienne Fache et Alain Gioda

Qu’est-ce que le CNESER ?

Le Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (CNESER) est un organe consultatif placé auprès du ministre chargé de l’enseignement supérieur.

Il est composé de 100 membres, dont 60 représentants élus des universités et organismes de recherche. Parmi ces élus, siègent 2 représentants CFE-CGC élus au titre des 7 sièges réservés aux organismes ayant le statut d’EPIC. Les autres membres (40) représentent les forces politiques, économiques, sociales et culturelles du pays. Parmi eux, 18 sont désignés par les organisations professionnelles, à parité entre syndicats de salariés et organisations patronales.

A ce titre, la CFE-CGC a choisi de proposer trois militants du SNIRS pour la représenter, les attributions du CNESER étant liées à l’enseignement supérieur et à la recherche.

Quel est son rôle ?

Le CNESER donne notamment son avis sur :

  • la répartition des dotations d’équipement et de fonctionnement et des emplois entre les différents établissements,
  • l’habilitation des établissements publics d’enseignement supérieur à délivrer des diplômes nationaux,
  • la création des E.P.S.C.P. ou des écoles/instituts,
  • la carte des formations supérieures et de la recherche…

Le CNESER se réunit en session plénière 3 fois dans l’année et en commission permanente, à raison de  2 séances par mois. Cette commission permanente est composée de 40 personnes élus parmi les 100 personnes  avec une représentativité de toutes les sensibilités. Des séances supplémentaires en cas d’urgence peuvent tomber comme la séance du 29 février qui sera consacré à l’article 34 de la loi de travail concernant la VAE.

Le travail de nos représentants consiste, au-delà des délibérations, discussions, prises de parole, votes, accréditations des établissements, à présenter aussi des avis et amendements sur des articles de loi quand c’est nécessaire.

Pour en savoir plus, nous contacter

 

Environnement de la recherche – ESR

Communiqué du 18/10/2015

EXCLUSIVITE: CREDIT IMPOT RECHERCHE.

Mme Gonthier-Maurin vient de publier un document de synthèse sur le dispositif du crédit impôt recherche (CIR) sur le site internet de son groupe parlementaire au Sénat, le groupe CRC.

Ce document rédigé par la sénatrice, notamment à partir de ses notes personnelles et des auditions réalisées au cours de cette commission enquête, se veut UNE CONTRIBUTION PERSONNELLE au débat.

Il s’agit aussi pour la sénatrice de poursuivre le travail de transparence qu’elle avait souhaité engager et mener lors de cette commission d’enquête.

Lire le rapport : cir-rapport

 

lire

PARIS SACLAY

RAPPORT N° 620 SÉNAT – SESSION ORDINAIRE DE 2015-2016 – Enregistré à la Présidence du Sénat le 23 mai 2016

RAPPORT D´INFORMATION

FAIT au nom de la commission des finances (1) sur le financement et le pilotage du projet de constitution d’un pôle scientifique et technologique cluster ») sur

le plateau de Paris-Saclay, Par M. Michel BERSON, Sénateur.

Lire le rapport senat-comue-saclay

 

 

Contrat d’objectifs entre l’État et le Centre national de la recherche scientifique

Contrat d’objectifs entre l’État et le Centre national de la recherche scientifique 2014 / 2018

Amendements et remarques pour le Comité technique du 25 février 2015.

Remarque générale : Le SNIRS déplore le texte ainsi que les objectifs ne comportent pas de mention concernant la carrière des agents. Compte tenu de l’allongement de la durée des carrières, il faut prévoir :

  • Un renforcement des structures d’accompagnement des personnels (en délégation et accompagnement des cadres)
  • Un accroissement substantiel du budget formation
  • Une réflexion sur les ruptures de carrière et les reconversions possibles
  • Une prise en compte des compétences de tous les personnels.

LIRE NOS 71 AMENDEMENTS SUR LE CONTRAT PROPOSE PAR LA DIRECTION

contrat-min-14-18-amendements

  • Déclaration du SNIRS : Le SNIRS a constaté que le contrat ne met pas toujours en valeur le rayonnement du CNRS et sa mission de grand organisme de recherche pluridisciplinaire ; qu’il décline des objectifs sans garantir les moyens pour les mettre en place ; qu’il favorise la recherche finalisée et les financements sur projets au détriment de la recherche fondamentale et des financements sur subvention d’état ; qu’il ne prend pas en compte les questions de carrière, de résorption de la précarité et d’amélioration des conditions de travail, alors que le rapport de la cour des comptes de février 2015 souligne, je cite, « un risque de précarisation à maîtriser », « des parcours de carrière à favoriser » et que « le ministère ne peut se contenter d’un simple rôle d’accompagnement ». En conséquence, le SNIRS a déposé 71 amendements qui visent à modifier ou supprimer les passages concernés et à rendre le document plus proche des besoins de la recherche et des personnels. Le SNIRS attendait de voir les amendements qui seraient repris par l’administration. Au vu de ceux-ci, il estime qu’ils ne sont pas suffisants et que les problèmes de fond évoqués perdurent, en conséquence, il vote contre.

 

D’autre part, Le SNIRS est sensible aux arguments positifs de la Direction qui motivent l’ajout de la mission de « centrale d’achat » à  celles de l’établissement, mais souhaite cependant qu’une attention particulière soit apportée à la mise en œuvre de cette mission et fasse l’objet d’informations régulières aux organisations syndicales. Le SNIRS  souhaite en particulier veiller aux impacts de la mise en place de cette mission sur les unités, les délégations et les services centraux.