La justice universitaire sous tutelle du Conseil d’Etat, remise en cause inacceptable du principe constitutionnel d’indépendance des universitaires !

Le SNIRS-CFECGC reste attaché au principe du jugement des universitaires par des pairs, c’est-à-dire par une juridiction universitaire composée uniquement d’universitaires. Or, à l’occasion de l’examen devant le Parlement du projet de loi sur la transformation de la fonction publique, le gouvernement a déposé le 17 juin au Sénat un amendement en vue de modifier notamment la composition du CNESER disciplinaire, avec l’attribution de la présidence qui devrait revenir à un conseiller d’Etat nommé par le vice-président dudit Conseil. L’introduction d’un conseiller d’Etat dans la justice universitaire est une violation grave et manifeste du principe d’indépendance des universitaires. Ce projet témoigne de l’affaiblissement constant du statut des universitaires dans notre pays et du profond mépris d’une partie des élites pour le monde académique. La justice universitaire reste l’un des fondements des libertés académiques que sont la liberté de la recherche, la liberté de l’enseignement et la liberté d’expression à l’intérieur ou à l’extérieur de l’amphithéâtre, dans le respect des règles de droit.

 

votre correspondant: Laurent COSTE, secrétaire général adjoint du SNIRS-CFECGC, Professeur des Universités, Université de Bordeaux Montaigne, laurent.coste [@] u-bordeaux-montaigne.fr, 06 81 64 48 37

 

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Fonction publique : Grève unitaire et manifestations le 9 mai prochain

La Fédération des Services publiques de la CFE-CGC appelle à la grève unitaire et à manifester le 9 mai aux côtés des autres organisations syndicales pour affirmer de nouveau son attachement aux valeurs du service public et à une Fonction publique au service de toutes et tous, porteuse de l’intérêt général.

Lire le communiqué de presse…

Votez SNIRS CFE-CGC aux élections du Comié Technique du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche

Madame, Monsieur, chère et cher collègue,

En cette fin d’année 2018, vous allez être prochainement appelés à renouveler vos représentants au Comité Technique du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (CTMESR).

A quoi sert le CTMESR ? « C’est l’instance où s’exerce la participation des personnels à la gestion et au fonctionnement de leur administration. Il est consulté sur les questions relatives à l’organisation et au fonctionnement des services ainsi qu’à l’élaboration des règles statutaires. »

Il est donc compétent pour toutes questions relatives aux conditions de travail, aux effectifs, aux déroulements des carrières, aux primes, à la formation des personnels.

Le SNIRS, Syndicat National Indépendant de la Recherche scientifique et de l’enseignement Supérieur, est un syndicat responsable, constructif, réaliste et tourné vers l’avenir. Il est impliqué dans la défense des établissements et de ses personnels.

Le SNIRS est implanté dans les universités, les écoles d’ingénieurs, au CNRS, à l’Inserm et au Muséum national d’histoire naturelle.

En soutenant par votre vote le SNIRS, vous contribuerez à lutter contre le corporatisme, à défendre l’égalité, notamment homme – femme, et à maintenir une diversité d’opinion dans les instances représentatives.

Aujourd’hui il faut savoir que la fonction publique française que nombre de pays en Europe et à l’international nous envient, en particulier dans les métiers scientifiques, est à un tournant historique, peut-être à la veille de disparaître ou d’être profondément transformée, si nous ne restons pas mobilisés pour la défendre.

Ensemble nous pourrons apporter une contribution au dialogue social.

Par une solidarité accrue, nous serons en mesure de progresser et de nous défendre.

Voter SNIRS c’est :

–          Défendre le statut de la Fonction Publique et le Service Public,

–          Défendre le pouvoir d’achat des agents publics,

–          Défendre une fonction publique plus Humaine et inclusive,

–          Défendre une action sociale renforcée et ambitieuse,

–          Défendre les fondements du système des retraites

 

Voter SNIRS c’est donner la légitimité et la visibilité nécessaire à ses représentants pour porter vos revendications devant les instances des établissements.

Voter SNIRS c’est défendre vos droits individuels et collectifs.

Vous pouvez nous contacter par téléphone 01 44 96 44 13 ou par courriel à l’adresse : snirs-cfecgc@syndicats.cnrs.fr. Notre site internet http://www.snirs.fr est également à votre disposition !

 

Pour le SNIRS,

Philippe Geoffroy, Secrétaire général

Message amendé PF CT MESRI 2018

Elections professionnelles 2018

Le SNIRS CFE-CGC se mobilise en proposant des candidats sur les listes professionnelles de différentes institutions de recherche et plus particulièrement les Comités Techniques du CNRS, du Muséum National et du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (MESR) ainsi qu’aux Commissions Paritaires de ces mêmes établissements. A consulter les professions de foi de

Retrouvez nos candidats :

CAP 3 CNRS IR1

  1. M. OSTER Denis
  2. GRESILLAUD Sylvie
  3. Mme LHERMITTE GUILLEMET Nicole
  4. M. SCHAMING Marc
  5. M. HAQUET Jérôme-François
  6. M. WURTZ Jacques

CAP 3 CNRS IR HC

  1. M. POMMIER Jean-Claude
  2. M. MAES Emmanuel
  3. M. BLONDY Jean-Marc
  4. Mme BOUSSARD Catherine

CAP 4 CNRS IE CN

  1. Mme GIRAUD isabelle
  2. Mme MENANT Céline
  3. M. GACHON Jean-Marie
  4. Mme VURPILLOT Christine
  5. M. GARNIER Ludovic
  6. M. PEREZ Yves

CAP 4 CNRS IE HC

  1. M. GIORGI Alain
  2. Mlle GUENY Véronique
  3. M. BERGER Jérôme
  4. Mme COURONNE Sandrine
  5. M. SILVERA Laurent
  6. Mme MONFLIER Sylvie

CAP 5 CNRS AI

  1. Mme SCHNEIDER Séverine
  2. Mme AUGER Sandrine
  3. M. SCHAEFFER Eric
  4. M. KOZIET Thomas
  5. Mme REUTENAUER Laurence
  6. M. CHOUKROUN Jean Luc
  7. M. RENARD Nicolas
  8. Mme DELLAPINA Catherine
CT CNRS

  1. M. GEOFFROY Philippe CRCN
  2. Mme GRESILLAUD Sylvie IR1
  3. Mme PONCIN Fabienne DR1
  4. Mme LHERMITTE GUILLEMET Nicole IR1
  5. M. SCHAMING Marc IR1
  6. Mme BRENNER Catherine DR2
  7. M. POMMIER Jean-Claude IRHC
  8. Mme AUGER Sandrine AI
  9. M. OSTER Denis IR1
  10. Mme FACHE-DANY Fabienne CRHC
  11. M. CHOUKROUN Jean Luc AI
  12. Mme GIRAUD isabelle IECN
  13. M. MAES Emmanuel IRHC
  14. M. HAQUET Jérôme-François IR1
  15. Mme COURONNE Sandrine IEHC
  16. M. PICAUD Sylvain DR2
  17. M. MULLER Christian CRHC
  18. M. GACHON Jean-Marie IECN
  19. M. RINTERKNECHT Vincent CRCN
  20. M. RENARD Nicolas AI

CT Museum

  1. Sophie‐Ève VALENTIN‐JOLY, agent contractuel, DGD MJZ, JdP
  2. Thomas INGICCO, MCM, Homme et Environnement
  3. Aïcha BADOU, IE, DGD REVE Concarneau
  4. Pascal LE ROC’H, agent contractuel, DGD REVE DIREF
  5. Nathalie DESJOBERT, agent contractuel, DGD‐R DAF
  6. Laurent REMUSAT, CR CNRS, Origines et Évolution
  7. Isabelle GOURLET, SAENES, Dir. Com.
  8. Éric BUIDINE, Adjoint technique, DGD MJZ musées
  9. Honorine GUY‐KOUKOUA, ADJAENES, DGD MJZ zoos
  10. Yann JOVANCEVIC, technicien, DGD‐R DRM
  11. Eva VENANCIO, agent contractuel, DGD‐R publics
  12. Patrick BABIN, technicien, DGD MJZ musées
  13. Brigitte ZANDA, MCM, Origines et Évolution
  14. Loris BAUDET, agent contractuel, DGD collections
  15. Patricia CHEVALIER, technicienne, Dir. Com.
  16. Fabrice ROTURIER, technicien, DGD MJZ musées
  17. Amélie VIALET, MCM, Homme et Environnement
  18. Michel GARMIER, agent contractuel, DGD‐R DRM
  19. Cécile BRISSAUD, agent contractuel, Dir. Com.
  20. Arnaud HUREL, IR, Homme et Environnement

Élections des Conseils Scientifiques au CNRS en 2018

Chères et chers collègues,

Avec votre bulletin de paie de février, vous avez découvert une lettre vous informant de la tenue d’élections pour le renouvellement du Conseil Scientifique (CS) du CNRS et des Conseils Scientifiques d’Instituts (CSI).

Ce courrier vous précise les dates importantes pour ces élections (dépôt des candidatures et documents associés le 23 avril et des professions de foi le 25 avril2018).

Le SNIRS CFE-CGC s’engage à présenter des candidats Chercheurs (candidatures individuelles) et ITA (liste de 2 candidats pour le CS et de 3 candidats pour le CSI).

Vous êtes agents du CNRS. Si vous souhaitez participer à ces élections, veuillez nous le faire savoir, avant le 29 mars, en nous précisant soit CS et/ou CSI et le nom de l’institut.

Conseil Scientifique Conseil Scientifique d’Instituts
11 sièges à pourvoir

– 3 membres élus par les personnels relevant du collège A1

– 2 membres élus par les personnels relevant du collège A2

– 2 membres élus par les personnels relevant du collège B1

– 2 membres élus par les personnels relevant du collège B2

– 2 membres élus par les personnels relevant du collège C

12 sièges à pourvoir par instituts

– 3 membres élus par les personnels relevant du collège A1

– 2 membres élus par les personnels relevant du collège A2

– 2 membres élus par les personnels relevant du collège B1

– 2 membres élus par les personnels relevant du collège B2

– 3 membres élus par les personnels relevant du collège C

Nous comptons sur vous!
Merci à ceux qui ont déjà fait la démarche!

Bien cordialement

Philippe GEOFFROY

Secrétaire Général

PS : n’oubliez pas de vérifier votre présence sur la Liste électorale consultable avant le 27 mars 2018

 

Vous  souhaitez être candidat, merci de nous retourner le formulaire suivant :

Formulaire de candidature aux élections

 

Contrôle Sécurité contre les robots

 

MOBILISATION LE 10 OCTOBRE 2017

 

PERSONNELS DE LA RECHERCHE PUBLIQUE

MOBILISONS-NOUS LE MARDI 10 OCTOBRE 2017

 

Le gouvernement du président Macron n’a pas attendu 6 mois pour renier et bafouer l’engagement du candidat Macron[1] : “Je veux pour vous plus de reconnaissance et davantage de perspectives de carrière. La reconnaissance, c’est d’abord une plus juste rémunération. J’augmenterai votre pouvoir d’achat, comme celui des salariés des entreprises : vous paierez moins de cotisations et votre salaire net sera augmenté d’autant.”

Depuis l’arrivée au pouvoir du nouveau gouvernement, les mesures négatives s’accumulent pour les personnels de la recherche publique, agent.e.s et contractuel.e.s de la Fonction publique aussi bien que salarié.e.s des EPIC : gel de la valeur des points d’indice, rétablissement de la journée de carence pour les agent.e.s, non remplacement de tous les départs ce qui équivaut à des suppressions d’emplois et entraine surcharge de travail, perte d’expertise, etc., sans parler de la future réforme des retraites, dont  la remise en cause du code des pensions civiles et militaires.

Or, toutes ces mesures vont impacter fortement et négativement le pouvoir d’achat des personnels du secteur public et fragiliseront nos structures : baisse ou gel de la dotation publique dans les organismes de recherche.

C’est INACCEPTABLE, totalement INJUSTE pour les personnels, et INEFFICACE pour le secteur de la Recherche. Ces mesures ne contribuent en rien à l’amélioration de la qualité du service public.

C’est pour faire entendre ces profonds désaccords que nos organisations syndicales UNARED et SNIRS, membres de la Fédération CFE-CGC-Services Publics, appellent tous les personnels à participer avec l’ensemble des autres syndicats aux manifestations ou rassemblements de mobilisation du mardi 10 octobre prochain, date choisie par le ministre pour la tenue d’un rendez-vous salarial de la Fonction Publique.

Nous exigeons :

  • de véritables négociations salariales qui aboutissent à une réelle reconnaissance du travail, des missions et de l’engagement professionnel des personnels,
  • une augmentation du pouvoir d’achat,
  • une revalorisation des carrières,
  • l’instauration d’un vrai dialogue social,
  • la mobilisation réelle des moyens financiers nécessaires pour permettre aux personnels d’exercer leurs missions pour la recherche publique
  • tout en donnant aux jeunes chercheuses et chercheurs ainsi qu’aux personnels d’appui, UN ESPOIR POUR LE FUTUR.

SNIRS CFE-CGC : 01.44.96.44.13

 

 

[1] Emmanuel Macron, “Lettre ouverte aux agents publics”, 12 avril 2017

TELETRAVAIL : dans le détail

Santé et sécurité au travail – Bulletin SST CFE-CGC de septembre 2017

Parlons de Télétravail dans la fonction publique et agissons ensemble

Le mot de la Présidente des Services Publics CFE-CGC

Encore peu usité en France, le télétravail semble promis à un bel avenir : deux tiers des agents expriment en effet le souhait de télétravailler.

Mais à cette heure, peu d’employeurs publics proposent ce mode d’organisation.

Les Services Publics CGC entendent accompagner le développement du télétravail, fruit d’une utilisation croissante des outils technologiques. Un déploiement qui permettrait de réduire le recours au « télétravail gris » en recherchant un équilibre entre la liberté d’organiser son travail et la nécessité de sauvegarder le collectif de travail. La CFE-CGC souhaite que la définition du télétravail de l’article L 1222-9 du Code du travail et de l’article 1 de l’ANI soit actualisée, notamment :

en supprimant le fait que le télétravail doit s’exercer suivant une occurrence régulière. Les Services Publics CGC considèrent que la mise en place du télétravail doit pouvoir prendre en compte plusieurs formes de télétravail : le télétravail régulier avec des jours fixes, le télétravail régulier avec des jours flottants, le télétravail occasionnel.

en précisant qu’un tel mode d’organisation vise des salariés autonomes et ayant les moyens d’exercer leur mission à distance.

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Dossier conditions de travail – Santé et sécurité

20/09/2017

La fédération des Services Publics CFE-CGC a obtenu la mise en place rapide d’un groupe de travail sur la protection des agents de la fonction publique.

Résolument engagée sur les sujets santé et sécurité au travail, la fédération des Services Publics CFE-CGC revendique :

Droit à la déconnexion

Prévention, mesure et régulation de la charge de travail (burn out)

Reconnaissance

Création d’espaces de discussion autour de la thématique travail

Instauration d’un accord véritable sur le télétravail (prévoir et organiser collectivement le télétravail et éviter tout refus « arbitraire » qui puisse engendrer des inégalités de traitement) ;

Protection de l’encadrement qui ne doit pas être « victime » des conséquences d’une politique de qualité de vie au travail

Lundi 18 septembre 2017, la fédération des Services Publics CFE -CGC a participé au premier groupe de travail sur l’amélioration des conditions de vie, de santé et de sécurité au travail au ministère de l’Action et des Comptes Publics à la DGAFP.

Avec la Fédération des Services Publiques CFE-CGC

Défendons le service public

Défendons nos métiers !

 

DECLARATION PREALABLE CONSEIL COMMUN DE LA FONCTION PUBLIQUE – 10 JUILLET 2017

Monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs,

En préambule à cette déclaration, la fédération des Services Publics CFE-CGC tient à rappeler son attachement fort à deux grands principes : la défense des agents des services publics et le dialogue social.

L’annonce de la composition du gouvernement a déjà donné un signe négatif à tous les agents. En plus de l’absence d’un ministère en titre, la Fonction Publique a été intégrée au ministère de l’action et des comptes publics. Immédiatement nous nous interrogions sur cette absorption qui ressemble à une logique comptable et manifestions notre inquiétude.

Les premières décisions confirment notre inquiétude. Le gel du point d’indice qui entraîne encore une baisse du pouvoir d’achat des agents, en raison de l’augmentation parallèle des taux de prélèvements. Ensuite le rétablissement du jour de carence qui rappelons-le avait déjà été mis en œuvre puis supprimé. Durant son application, aucune preuve n’a été apportée en matière d’économies. Pourquoi encore jouer sur le clivage public/privé qui est tant nuisible au débat et toujours utilisé dans le même sens ?

Il y aurait lieu d’analyser les véritables causes qui engendrent les arrêts maladie notamment les conditions de travail et la souffrance au travail. Les méthodes de management ne sont pas en adéquation avec les enjeux actuels des services publics qui eux doivent s’adapter aux nouvelles méthodes de travail pour répondre à l’attente des citoyens.

Personne ne se demande pourquoi les agents souffrent.

Les mauvaises nouvelles se succèdent et stigmatisent encore plus les agents des services publics auprès des citoyens. Le fonctionnaire basching a pour conséquence que les jeunes ne sont pas attirés pour intégrer la Fonction Publique. (…) Qui accepte d’exercer au sein d’une Fonction Publique malade ? Une Fonction Publique stigmatisée, mettant de plus en plus de côté l’aspect humain.

Cette même Fonction Publique est pourtant composée d’hommes et de femmes qui œuvrent quotidiennement avec un très grand professionnalisme, dans des conditions de plus en plus difficiles au profit de tous. Quelle injustice de devenir une simple variable d’ajustement économique !

(…)

Lors de sa campagne électorale, le Président a dessiné les contours d’une réforme systémique tendant à unifier les régimes des retraites. Face à la situation économique, politique et démographique, on aurait tendance à tomber dans le catastrophisme et envisager le pire. On peut cependant espérer aussi une amélioration et faire des projections raisonnables. Pour les Services Publics CFE CGC, il y a des impératifs : privilégier le taux de remplacement à un niveau acceptable, maintenir les conditions pour les catégories d’actifs, ne pas faire évoluer l’âge de départ à la retraite, favoriser l’abondement par l’Etat d’un fonds de protection supplémentaire.  

Au-delà de l’absence de lisibilité de l’agenda social, d’autres points s’ajoutent telles les suppressions de postes, la hausse de la CSG … Sur ce dernier point, au vu des annonces faites par voie de presse, nous demandons la réunion, en urgence, d’un groupe de travail qui doit se traduire par de véritables négociations.

Monsieur le Ministre, pour atteindre l’objectif d’une Fonction Publique moderne, les agents des services publics doivent être reconnus, valorisés et pour ce faire retrouver une motivation à exercer un service public de qualité en réponse aux attentes des citoyens. C’est dans cet état d’esprit que la fédération des Services Publics CFE-CGC prendra pleinement sa place dans les négociations futures.

Merci pour votre attention.

 

 

Les syndicats CFE-CGC de la recherche scientifique interpellent les candidats à l’élection présidentielle 2017

Format PDF : Lettre aux candidats à la Présidentielle

Les syndicats CFE-CGC de la recherche scientifique interpellent les candidats à l’élection présidentielle 2017

Quelle place donnerez-vous à la recherche en France ? Et comment ?

La Recherche une priorité vitale pour la France ?

 

 Il n’est aujourd’hui de pays dans le monde qui compte sans investissements massifs dans la recherche scientifique et l’innovation, dont les résultats permettent de soutenir et de dynamiser le développement économique et l’emploi à court, moyen et long terme. La recherche scientifique, source de la connaissance, est le fondement de l’essor économique et technologique. Malgré ces enjeux vitaux, la France semble avoir abandonné depuis quelques années l’ambition qui a été la sienne. À l’aube des années 1960, le nombre de chercheurs avait été augmenté de manière considérable, avec des investissements massifs pour l’anticipation des mutations à venir et la formation supérieure de la jeunesse. Alors que de nombreux pays, suite en particulier à la crise de 2008, ont choisi de préparer l’avenir en augmentant leurs dépenses de recherche, celles de la France semblent stagner. Ainsi, l’objectif maintes fois affiché d’atteindre 3 % du PIB consacré à la recherche apparaît plus que jamais inaccessible. La stagnation financière d’ensemble s’est accompagnée paradoxalement d’une frénésie de changements dans l’organisation de la recherche et de l’enseignement supérieur :

  • regroupements, fusion, disparitions de laboratoires, création de l’ANR, du HCERES, lancement des PIA, créations des SATT, des IRT, mise en place de COMUE, IDEX, ISITE, Labex, Équipe,
  • volonté de faire émerger une douzaine d’universités de recherche de stature internationale,
  • envie affichée de transformer les organismes de recherche nationaux en simples agences de moyens, écriture de stratégies en tous genres (SNR, StraNES, SRI, S3).

En moins de quinze ans, c’est un immense vertige qui a saisi le monde de la recherche. Pour quels résultats ?

La recherche a ceci de particulier qu’elle ne se conçoit que dans le contexte d’une compétition internationale de très haut niveau. Or, depuis quelques années et malgré (ou à cause de ?) les bouleversements profonds imposés récemment, le système français semble à la peine, perdant du terrain dans de nombreux domaines :

  • faute d’investissements suffisants, notamment dans les moyens récurrents des laboratoires, tout autant que d’un manque flagrant de vision à moyen et long terme ;
  • faute de moyens d’appui suffisants face à l’inflation de la bureaucratie, qui conduit les chercheurs à réduire la part consacrée à la recherche pour se consacrer à des tâches administratives et d’évaluations redondantes, et à la course aux financements ;
  • faute du faible nombre de promotions, de la difficulté dans les mobilités, des tensions croissantes entre équipes ou individus tant la pression des recherches de financement et des évaluations est forte ;
  • faute d’attention portée aux personnels de la recherche dont les métiers sont, au fil du temps, devenus de moins en moins attractifs ;
  • étant donné la sélection sévère pour des postes académiques rares, les rémunérations faibles dans le secteur public malgré des études longues et un âge de recrutement élevé, le manque de reconnaissance du doctorat, ainsi que la préférence accordée aux ingénieurs dans le secteur privé, qui sont autant de freins à l’attractivité pour les études doctorales et les soutenances de thèses,

 la France n’a-t-elle plus d’ambition pour sa recherche ?

Les organisations syndicales CFE-CGC du monde de la recherche ne réclament pourtant pas un retour à on ne sait quel soi-disant âge d’or idéalisé. Elles estiment inadaptée, dangereuse et contre-productive la transposition directe et inadaptée de modèles venus d’ailleurs.

Les organisations syndicales CFE-CGC de la recherche vous demandent d’inventer un nouveau fonctionnement, appuyé sur les spécificités et les forces de la recherche française, son appui sur le territoire, sa renommée internationale dans de nombreux domaines et, surtout, le talent immense et l’investissement passionné de ses personnels.

L’élection présidentielle devrait être une belle occasion pour chacune et chacun de s’emparer de cette question et d’en exposer ses orientations puisque c’est l’avenir de notre pays qui est plus que jamais en jeu.

Le meilleur moyen de lutter contre les obscurantismes passe par l’accroissement des connaissances et une formation au plus haut niveau d’un maximum de citoyens.

Nous, organisations syndicales CFE-CGC de la recherche, jugeons indispensable que :

  • les organismes publics bénéficient de dotations pérennes en financement et en personnels ;
  • les établissements publics notamment EPST et EPIC soient partie prenante dans l’élaboration des décisions publiques et des choix de société ;
  • l’administration de la recherche soit simplifiée ;
  • l’attractivité des métiers de la recherche soit une priorité des politiques publiques.

Les organisations syndicales CFE-CGC de la recherche vous demandent, comme à chaque candidate et candidat, d’annoncer ce que vous, [inscrire ici la qualité (M. ou Mme), le prénom et le nom de la candidate ou du candidat concerné], vous engagez à faire effectivement en cas de succès à cette élection présidentielle, en précisant pour le court, le moyen et le long terme, quel(s) sera ou seront :

  • votre vision pour la recherche française et aux partenariats publics-privé ?
  • vos choix quantitatifs et qualitatifs de moyens consacrés par l’État à la recherche publique, à la recherche privée et aux partenariats public/privé ?
  • votre projet d’avenir pour les personnels de la recherche ?
  • vos actions pour soulager les chercheurs et leurs organismes du poids bureaucratique qui les bride et les détourne de leur mission ?
  • vos choix de perspectives pour les jeunes qui souhaiteraient demain se diriger vers les métiers de la recherche ?

In fine, les organisations syndicales CFE-CGC de la recherche vous demandent instamment d’inclure dans vos choix et vos débats la nécessité d’une recherche scientifique française forte qui dessine l’avenir de notre pays.

Dr Sylvain PICAUD                                                                                

 Secrétaire général

  SNIRS CFE-CGC

 Dr Mohamed BOUDALAA

 Délégué syndical

  de la SNCC CFE-CGC à l’INERIS

 Dr Alain GIODA  

Délégué syndical de l’UNARED

CFE-CGC à L’IRD