MOBILISATION LE 10 OCTOBRE 2017

 

PERSONNELS DE LA RECHERCHE PUBLIQUE

MOBILISONS-NOUS LE MARDI 10 OCTOBRE 2017

 

Le gouvernement du président Macron n’a pas attendu 6 mois pour renier et bafouer l’engagement du candidat Macron[1] : “Je veux pour vous plus de reconnaissance et davantage de perspectives de carrière. La reconnaissance, c’est d’abord une plus juste rémunération. J’augmenterai votre pouvoir d’achat, comme celui des salariés des entreprises : vous paierez moins de cotisations et votre salaire net sera augmenté d’autant.”

Depuis l’arrivée au pouvoir du nouveau gouvernement, les mesures négatives s’accumulent pour les personnels de la recherche publique, agent.e.s et contractuel.e.s de la Fonction publique aussi bien que salarié.e.s des EPIC : gel de la valeur des points d’indice, rétablissement de la journée de carence pour les agent.e.s, non remplacement de tous les départs ce qui équivaut à des suppressions d’emplois et entraine surcharge de travail, perte d’expertise, etc., sans parler de la future réforme des retraites, dont  la remise en cause du code des pensions civiles et militaires.

Or, toutes ces mesures vont impacter fortement et négativement le pouvoir d’achat des personnels du secteur public et fragiliseront nos structures : baisse ou gel de la dotation publique dans les organismes de recherche.

C’est INACCEPTABLE, totalement INJUSTE pour les personnels, et INEFFICACE pour le secteur de la Recherche. Ces mesures ne contribuent en rien à l’amélioration de la qualité du service public.

C’est pour faire entendre ces profonds désaccords que nos organisations syndicales UNARED et SNIRS, membres de la Fédération CFE-CGC-Services Publics, appellent tous les personnels à participer avec l’ensemble des autres syndicats aux manifestations ou rassemblements de mobilisation du mardi 10 octobre prochain, date choisie par le ministre pour la tenue d’un rendez-vous salarial de la Fonction Publique.

Nous exigeons :

  • de véritables négociations salariales qui aboutissent à une réelle reconnaissance du travail, des missions et de l’engagement professionnel des personnels,
  • une augmentation du pouvoir d’achat,
  • une revalorisation des carrières,
  • l’instauration d’un vrai dialogue social,
  • la mobilisation réelle des moyens financiers nécessaires pour permettre aux personnels d’exercer leurs missions pour la recherche publique
  • tout en donnant aux jeunes chercheuses et chercheurs ainsi qu’aux personnels d’appui, UN ESPOIR POUR LE FUTUR.

SNIRS CFE-CGC : 01.44.96.44.13

 

 

[1] Emmanuel Macron, “Lettre ouverte aux agents publics”, 12 avril 2017

TELETRAVAIL : dans le détail

Santé et sécurité au travail – Bulletin SST CFE-CGC de septembre 2017

Parlons de Télétravail dans la fonction publique et agissons ensemble

Le mot de la Présidente des Services Publics CFE-CGC

Encore peu usité en France, le télétravail semble promis à un bel avenir : deux tiers des agents expriment en effet le souhait de télétravailler.

Mais à cette heure, peu d’employeurs publics proposent ce mode d’organisation.

Les Services Publics CGC entendent accompagner le développement du télétravail, fruit d’une utilisation croissante des outils technologiques. Un déploiement qui permettrait de réduire le recours au « télétravail gris » en recherchant un équilibre entre la liberté d’organiser son travail et la nécessité de sauvegarder le collectif de travail. La CFE-CGC souhaite que la définition du télétravail de l’article L 1222-9 du Code du travail et de l’article 1 de l’ANI soit actualisée, notamment :

en supprimant le fait que le télétravail doit s’exercer suivant une occurrence régulière. Les Services Publics CGC considèrent que la mise en place du télétravail doit pouvoir prendre en compte plusieurs formes de télétravail : le télétravail régulier avec des jours fixes, le télétravail régulier avec des jours flottants, le télétravail occasionnel.

en précisant qu’un tel mode d’organisation vise des salariés autonomes et ayant les moyens d’exercer leur mission à distance.

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Dossier conditions de travail – Santé et sécurité

20/09/2017

La fédération des Services Publics CFE-CGC a obtenu la mise en place rapide d’un groupe de travail sur la protection des agents de la fonction publique.

Résolument engagée sur les sujets santé et sécurité au travail, la fédération des Services Publics CFE-CGC revendique :

Droit à la déconnexion

Prévention, mesure et régulation de la charge de travail (burn out)

Reconnaissance

Création d’espaces de discussion autour de la thématique travail

Instauration d’un accord véritable sur le télétravail (prévoir et organiser collectivement le télétravail et éviter tout refus « arbitraire » qui puisse engendrer des inégalités de traitement) ;

Protection de l’encadrement qui ne doit pas être « victime » des conséquences d’une politique de qualité de vie au travail

Lundi 18 septembre 2017, la fédération des Services Publics CFE -CGC a participé au premier groupe de travail sur l’amélioration des conditions de vie, de santé et de sécurité au travail au ministère de l’Action et des Comptes Publics à la DGAFP.

Avec la Fédération des Services Publiques CFE-CGC

Défendons le service public

Défendons nos métiers !

 

DECLARATION PREALABLE CONSEIL COMMUN DE LA FONCTION PUBLIQUE – 10 JUILLET 2017

Monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs,

En préambule à cette déclaration, la fédération des Services Publics CFE-CGC tient à rappeler son attachement fort à deux grands principes : la défense des agents des services publics et le dialogue social.

L’annonce de la composition du gouvernement a déjà donné un signe négatif à tous les agents. En plus de l’absence d’un ministère en titre, la Fonction Publique a été intégrée au ministère de l’action et des comptes publics. Immédiatement nous nous interrogions sur cette absorption qui ressemble à une logique comptable et manifestions notre inquiétude.

Les premières décisions confirment notre inquiétude. Le gel du point d’indice qui entraîne encore une baisse du pouvoir d’achat des agents, en raison de l’augmentation parallèle des taux de prélèvements. Ensuite le rétablissement du jour de carence qui rappelons-le avait déjà été mis en œuvre puis supprimé. Durant son application, aucune preuve n’a été apportée en matière d’économies. Pourquoi encore jouer sur le clivage public/privé qui est tant nuisible au débat et toujours utilisé dans le même sens ?

Il y aurait lieu d’analyser les véritables causes qui engendrent les arrêts maladie notamment les conditions de travail et la souffrance au travail. Les méthodes de management ne sont pas en adéquation avec les enjeux actuels des services publics qui eux doivent s’adapter aux nouvelles méthodes de travail pour répondre à l’attente des citoyens.

Personne ne se demande pourquoi les agents souffrent.

Les mauvaises nouvelles se succèdent et stigmatisent encore plus les agents des services publics auprès des citoyens. Le fonctionnaire basching a pour conséquence que les jeunes ne sont pas attirés pour intégrer la Fonction Publique. (…) Qui accepte d’exercer au sein d’une Fonction Publique malade ? Une Fonction Publique stigmatisée, mettant de plus en plus de côté l’aspect humain.

Cette même Fonction Publique est pourtant composée d’hommes et de femmes qui œuvrent quotidiennement avec un très grand professionnalisme, dans des conditions de plus en plus difficiles au profit de tous. Quelle injustice de devenir une simple variable d’ajustement économique !

(…)

Lors de sa campagne électorale, le Président a dessiné les contours d’une réforme systémique tendant à unifier les régimes des retraites. Face à la situation économique, politique et démographique, on aurait tendance à tomber dans le catastrophisme et envisager le pire. On peut cependant espérer aussi une amélioration et faire des projections raisonnables. Pour les Services Publics CFE CGC, il y a des impératifs : privilégier le taux de remplacement à un niveau acceptable, maintenir les conditions pour les catégories d’actifs, ne pas faire évoluer l’âge de départ à la retraite, favoriser l’abondement par l’Etat d’un fonds de protection supplémentaire.  

Au-delà de l’absence de lisibilité de l’agenda social, d’autres points s’ajoutent telles les suppressions de postes, la hausse de la CSG … Sur ce dernier point, au vu des annonces faites par voie de presse, nous demandons la réunion, en urgence, d’un groupe de travail qui doit se traduire par de véritables négociations.

Monsieur le Ministre, pour atteindre l’objectif d’une Fonction Publique moderne, les agents des services publics doivent être reconnus, valorisés et pour ce faire retrouver une motivation à exercer un service public de qualité en réponse aux attentes des citoyens. C’est dans cet état d’esprit que la fédération des Services Publics CFE-CGC prendra pleinement sa place dans les négociations futures.

Merci pour votre attention.

 

 

Les syndicats CFE-CGC de la recherche scientifique interpellent les candidats à l’élection présidentielle 2017

Format PDF : Lettre aux candidats à la Présidentielle

Les syndicats CFE-CGC de la recherche scientifique interpellent les candidats à l’élection présidentielle 2017

Quelle place donnerez-vous à la recherche en France ? Et comment ?

La Recherche une priorité vitale pour la France ?

 

 Il n’est aujourd’hui de pays dans le monde qui compte sans investissements massifs dans la recherche scientifique et l’innovation, dont les résultats permettent de soutenir et de dynamiser le développement économique et l’emploi à court, moyen et long terme. La recherche scientifique, source de la connaissance, est le fondement de l’essor économique et technologique. Malgré ces enjeux vitaux, la France semble avoir abandonné depuis quelques années l’ambition qui a été la sienne. À l’aube des années 1960, le nombre de chercheurs avait été augmenté de manière considérable, avec des investissements massifs pour l’anticipation des mutations à venir et la formation supérieure de la jeunesse. Alors que de nombreux pays, suite en particulier à la crise de 2008, ont choisi de préparer l’avenir en augmentant leurs dépenses de recherche, celles de la France semblent stagner. Ainsi, l’objectif maintes fois affiché d’atteindre 3 % du PIB consacré à la recherche apparaît plus que jamais inaccessible. La stagnation financière d’ensemble s’est accompagnée paradoxalement d’une frénésie de changements dans l’organisation de la recherche et de l’enseignement supérieur :

  • regroupements, fusion, disparitions de laboratoires, création de l’ANR, du HCERES, lancement des PIA, créations des SATT, des IRT, mise en place de COMUE, IDEX, ISITE, Labex, Équipe,
  • volonté de faire émerger une douzaine d’universités de recherche de stature internationale,
  • envie affichée de transformer les organismes de recherche nationaux en simples agences de moyens, écriture de stratégies en tous genres (SNR, StraNES, SRI, S3).

En moins de quinze ans, c’est un immense vertige qui a saisi le monde de la recherche. Pour quels résultats ?

La recherche a ceci de particulier qu’elle ne se conçoit que dans le contexte d’une compétition internationale de très haut niveau. Or, depuis quelques années et malgré (ou à cause de ?) les bouleversements profonds imposés récemment, le système français semble à la peine, perdant du terrain dans de nombreux domaines :

  • faute d’investissements suffisants, notamment dans les moyens récurrents des laboratoires, tout autant que d’un manque flagrant de vision à moyen et long terme ;
  • faute de moyens d’appui suffisants face à l’inflation de la bureaucratie, qui conduit les chercheurs à réduire la part consacrée à la recherche pour se consacrer à des tâches administratives et d’évaluations redondantes, et à la course aux financements ;
  • faute du faible nombre de promotions, de la difficulté dans les mobilités, des tensions croissantes entre équipes ou individus tant la pression des recherches de financement et des évaluations est forte ;
  • faute d’attention portée aux personnels de la recherche dont les métiers sont, au fil du temps, devenus de moins en moins attractifs ;
  • étant donné la sélection sévère pour des postes académiques rares, les rémunérations faibles dans le secteur public malgré des études longues et un âge de recrutement élevé, le manque de reconnaissance du doctorat, ainsi que la préférence accordée aux ingénieurs dans le secteur privé, qui sont autant de freins à l’attractivité pour les études doctorales et les soutenances de thèses,

 la France n’a-t-elle plus d’ambition pour sa recherche ?

Les organisations syndicales CFE-CGC du monde de la recherche ne réclament pourtant pas un retour à on ne sait quel soi-disant âge d’or idéalisé. Elles estiment inadaptée, dangereuse et contre-productive la transposition directe et inadaptée de modèles venus d’ailleurs.

Les organisations syndicales CFE-CGC de la recherche vous demandent d’inventer un nouveau fonctionnement, appuyé sur les spécificités et les forces de la recherche française, son appui sur le territoire, sa renommée internationale dans de nombreux domaines et, surtout, le talent immense et l’investissement passionné de ses personnels.

L’élection présidentielle devrait être une belle occasion pour chacune et chacun de s’emparer de cette question et d’en exposer ses orientations puisque c’est l’avenir de notre pays qui est plus que jamais en jeu.

Le meilleur moyen de lutter contre les obscurantismes passe par l’accroissement des connaissances et une formation au plus haut niveau d’un maximum de citoyens.

Nous, organisations syndicales CFE-CGC de la recherche, jugeons indispensable que :

  • les organismes publics bénéficient de dotations pérennes en financement et en personnels ;
  • les établissements publics notamment EPST et EPIC soient partie prenante dans l’élaboration des décisions publiques et des choix de société ;
  • l’administration de la recherche soit simplifiée ;
  • l’attractivité des métiers de la recherche soit une priorité des politiques publiques.

Les organisations syndicales CFE-CGC de la recherche vous demandent, comme à chaque candidate et candidat, d’annoncer ce que vous, [inscrire ici la qualité (M. ou Mme), le prénom et le nom de la candidate ou du candidat concerné], vous engagez à faire effectivement en cas de succès à cette élection présidentielle, en précisant pour le court, le moyen et le long terme, quel(s) sera ou seront :

  • votre vision pour la recherche française et aux partenariats publics-privé ?
  • vos choix quantitatifs et qualitatifs de moyens consacrés par l’État à la recherche publique, à la recherche privée et aux partenariats public/privé ?
  • votre projet d’avenir pour les personnels de la recherche ?
  • vos actions pour soulager les chercheurs et leurs organismes du poids bureaucratique qui les bride et les détourne de leur mission ?
  • vos choix de perspectives pour les jeunes qui souhaiteraient demain se diriger vers les métiers de la recherche ?

In fine, les organisations syndicales CFE-CGC de la recherche vous demandent instamment d’inclure dans vos choix et vos débats la nécessité d’une recherche scientifique française forte qui dessine l’avenir de notre pays.

Dr Sylvain PICAUD                                                                                

 Secrétaire général

  SNIRS CFE-CGC

 Dr Mohamed BOUDALAA

 Délégué syndical

  de la SNCC CFE-CGC à l’INERIS

 Dr Alain GIODA  

Délégué syndical de l’UNARED

CFE-CGC à L’IRD

 

 

 

Le SNIRS écrit au ministère au sujet des primes chercheurs

Madame Najat Vallaud Bekacem

Ministre de l’Education nationale, de

l’Enseignement Supérieur et de la Recherche

110, rue de Grenelle

75357 PARIS SP 07

Paris, le 4 avril 2017

 

Madame la Ministre,

Les organismes de recherche et les universités s’apprêtent à mettre en place le RIFSEEP pour les personnels IT et BIATSS. Tout en se réjouissant des sommes allouées à cette progression salariale, le SNIRS souhaite attirer une nouvelle fois votre attention sur le retard considérable pris en matière de politique indemnitaire pour les chercheurs.

En particulier, alors qu’une augmentation des primes pour les ingénieurs de recherche semble se confirmer, couplée à une prochaine revalorisation de leur grille salariale par la création d’un échelon spécial terminant au HEB pour les IR hors classe, l’absence de toute mesure indemnitaire en faveur des chercheurs provoque un profond malaise dans les laboratoires.

Un tel manque de considération pour les chercheurs ne peut se justifier.

Le SNIRS demande donc de toute urgence une augmentation significative de la prime de recherche, dans l’attente de mesures à plus long terme, comme l’alignement réel de la grille des chargés de recherche sur celle des maîtres de conférences, ainsi qu’une révision à la hausse des taux de promotion (corps et grades). Il est impératif de redonner de l’attractivité aux carrières des chercheurs. Il est nécessaire de reconnaître leur investissement à sa juste valeur.

Je vous prie d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de ma haute considération.

Sylvain PICAUD

 Secrétaire général du SNIRS CFE-CGC

 

 

 

Copie : –   Monsieur Thierry Mandon, Secrétaire d’Etat à l’Enseignement Supérieur et la Recherche

  • Monsieur Alain Fuchs, Président du CNRS
  • Monsieur Christophe Coudroy, Directeur Général Délégué aux Ressources du CNRS
  • Madame Anne Peyroche, Directrice Générale Déléguée à la Sciences du CNRS
  • Monsieur Pierre Coural, Directeur des Ressources Humaines du CNRS
  • Monsieur Yves Lévy, Président Directeur Général de l’INSERM
  • Monsieur Hafid Brahmi, Directeur des Ressources Humaines de l’INSERM

: snirs-cfecgc@syndicats.cnrs.fr ; http://www.snirs.fr

 

version PDF : Lettre ministre primes chercheursSP

 

La CFE-CGC au Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (CNESER)

La CFE-CGC au Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (CNESER)

Trois représentants du SNIRS (2 titulaires et 1 suppléant), de par leur affiliation à la CFE-CGC (4è syndicat représentatif au niveau national), ont été nommés membres du CNESER.

Le ministère les a nommés, par arrêté en date du 13 octobre 2015, au titre des personnalités représentant les grands intérêts nationaux.

Le principe de parité et de représentation des différentes catégories et établissements a été respecté :

–              2 titulaires : une femme ITA de l’INSERM et un homme chercheur du CNRS :

Catherine Ratel-Masson et Samir Bouzbouz.

–              2 suppléants : une femme et un homme, chercheurs au CNRS et à l’IRD (affilié à l’UNARED) :

Fabienne Fache et Alain Gioda

Qu’est-ce que le CNESER ?

Le Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (CNESER) est un organe consultatif placé auprès du ministre chargé de l’enseignement supérieur.

Il est composé de 100 membres, dont 60 représentants élus des universités et organismes de recherche. Parmi ces élus, siègent 2 représentants CFE-CGC élus au titre des 7 sièges réservés aux organismes ayant le statut d’EPIC. Les autres membres (40) représentent les forces politiques, économiques, sociales et culturelles du pays. Parmi eux, 18 sont désignés par les organisations professionnelles, à parité entre syndicats de salariés et organisations patronales.

A ce titre, la CFE-CGC a choisi de proposer trois militants du SNIRS pour la représenter, les attributions du CNESER étant liées à l’enseignement supérieur et à la recherche.

Quel est son rôle ?

Le CNESER donne notamment son avis sur :

  • la répartition des dotations d’équipement et de fonctionnement et des emplois entre les différents établissements,
  • l’habilitation des établissements publics d’enseignement supérieur à délivrer des diplômes nationaux,
  • la création des E.P.S.C.P. ou des écoles/instituts,
  • la carte des formations supérieures et de la recherche…

Le CNESER se réunit en session plénière 3 fois dans l’année et en commission permanente, à raison de  2 séances par mois. Cette commission permanente est composée de 40 personnes élus parmi les 100 personnes  avec une représentativité de toutes les sensibilités. Des séances supplémentaires en cas d’urgence peuvent tomber comme la séance du 29 février qui sera consacré à l’article 34 de la loi de travail concernant la VAE.

Le travail de nos représentants consiste, au-delà des délibérations, discussions, prises de parole, votes, accréditations des établissements, à présenter aussi des avis et amendements sur des articles de loi quand c’est nécessaire.

Pour en savoir plus, nous contacter

 

Les revendications du SNIRS entendues !

Communiqué du 2 septembre 2016

LES REVENDICATIONS concernant les carrières et rémunérations des personnels de recherche PORTEES PAR LE SNIRS AU MINISTERE ont été entendues !

 Le SNIRS fait partie des premières organisations syndicales qui ont considéré que le RIFSEEP pouvait être, sous certaines conditions, une opportunité pour les personnels des EPST.

A la suite de notre rendez-vous au ministère, nos demandes ont été entendues !

Lors de la réunion conclusive de l’agenda social, qui s’est tenue mercredi 6 juillet 2016, le ministère a annoncé des éléments qui approuvent nos négociations pour les personnels :

– PPCR : la grille des agrégés sera un point de référence pour le travail sur la grille des chargés de recherche et des maîtres de conférences.

– RIFSEEP : les ITA et les ITRF ne seront pas exemptés du nouveau système indemnitaire. L’État accompagnera sur le plan budgétaire les organismes, afin de permettre en priorité la revalorisation de l’indemnitaire des ITA des organismes (lesquels touchent à ce jour des primes plus basses que leurs homologues universitaires).

La mise en place du RIFSEEP a été reportée au 1er septembre 2017. D’ici là, le SNIRS continue à porter ses autres revendications afin qu’elles soient prises en compte (voir nos précédents communiqués)

Nous resterons vigilants sur les propositions faites par le ministère et au niveau de l’INSERM et du CNRS afin que chacun puisse bénéficier d’avancées de carrières et de rémunérations.

Le SNIRS a été reçu au Ministère de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche !

Le SNIRS a été reçu au ministère ENESR

Le SNIRS a été reçu au ministère de l’Éducation Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche
pour présenter ses propositions d’amélioration des parcours professionnels et rémunérations des personnels de la recherche.

Nous avons exposé les éléments suivants :

1 – PPCR : grilles indiciaires, avancement : constats et propositions ;

2 – RIFSEEP : demande de rattrapage des primes par rapport à la moyenne interministérielle et à l’enseignement supérieur ;

3 – Budget nécessaire pour la mise en place de ces mesures.

Dans le détail,

Le SNIRS a défendu pour les chercheurs :
       Pour les chargés de recherche : un allongement de la grille des CR1 jusqu’au hors échelle A (indice 972); la création d’un grade de chargé de recherche hors-classe terminant au hors-échelle B (indice 1067); la carrière des CR sera alors a minima équivalente à celle des agrégés du secondaire. 

–       Pour les directeurs de recherche : un allongement de la grille des DR2 jusqu’au hors échelle Bbis (indice 1124); un allongement de la grille des DR1 jusqu’au hors échelle D (indice 1279); une fusion des deux échelons DRCE1 et DRCE1 (fin à l’indice 1329) pour les DR classe exceptionnelle.
Par ailleurs le SNIRS a demandé une augmentation des taux de promotion par grade, afin que conformément au principe du PPCR, les CR comme les DR puissent dérouler une carrière complète sur au moins deux grades.

Le SNIRS a défendu pour les ingénieurs et techniciens :
       Une amélioration significative des grilles des AI et IE (dont la dernière revalorisation date de 1997), sur le modèle carrières des Attachés qui ont été revalorisées pas loin d’une dizaine de fois (les grilles des catégories B ayant déjà été négociées) ;
       Une augmentation des taux de promotion par grade pour tous les ingénieurs et techniciens.

Le SNIRS a par ailleurs confirmé qu’il n’était pas opposé par principe à la mise en place du RIFSEEP tout en étant vigilant sur les conditions de sa mise en place.

Le SNIRS a indiqué que le RIFSEEP devrait permettre un rattrapage sur plusieurs années des primes de tous les personnels de la recherche chercheurs, ingénieurs et techniciens, par rapport à l’enseignement supérieur, en corrélation avec la moyenne interministérielle.
Le SNIRS a demandé une réponse rapide sur la demande d’exemption réclamée par d’autres.

Enfin, le SNIRS a demandé que les moyens correspondants soient prévus pour la mise en place de ces mesures permettant de revaloriser nos carrières et redonner de l’attractivité aux métiers de la recherche.

La conclusion présentée :
Ces mesures minimales de revalorisation des carrières et rémunérations ne peuvent en aucun cas se faire au détriment de l’emploi et des effectifs des unités de recherche qui sont à bout de souffle, les problèmes d’épuisement, de burn-out, de santé et sécurité au travail ne faisant que s’accentuer, atteignant des proportions alarmantes.
Le SNIRS demande que le gouvernement arrête d’envisager de couper dans les crédits des EPST, mette en place les moyens pour que les personnels de la recherche aient des conditions de travail et de rémunération décentes et considère réellement la recherche et l’enseignement supérieur comme un investissement d’avenir.

Le SNIRS écrit à la Ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche

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Version pdf

Madame Najat Vallaud Belkacem

Ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement

Supérieur et de la Recherche,

110, rue de Grenelle

75357 PARIS SP 07

Paris, le 30 mai 2016

Madame la Ministre

Alors que nos organismes de recherche doivent mettre en place les premières mesures du PPCR pour les catégories B et prévoir celles pour les catégories C et A, force est de constater que les moyens financiers ne sont pas encore là. Il en va de même pour la mise en place prochaine du RIFSEEP. Comment imaginer que les EPST auront les moyens financiers d’y parvenir sans effort particulier de l’Etat ?

Nous n’ignorons pas les difficultés budgétaires actuelles ni les contraintes qui pèseront encore sur les prochains arbitrages budgétaires. La tentative récente d’annuler plusieurs millions d’euros dans les budgets des organismes de recherche suffit à nous le montrer.

Pourtant, les personnels des EPST sont les grands oubliés de la politique indemnitaire dans la fonction publique. Les chiffres, en particulier ceux issus d’un récent rapport de la Cour des Comptes, en témoignent. Les inégalités en la matière sont flagrantes pour les   ingénieurs et techniciens de la recherche par rapport aux fonctionnaires des corps équivalents dans les autres ministères. Elles sont à peine avouables pour les chercheurs dont les primes sont ridiculement basses. D’une manière générale, c’est bien l’attractivité des métiers de la recherche qui est désormais en jeu.

La solution, trop souvent retenue, de limiter les recrutements afin de contenir la masse salariale des EPST ne saurait être indéfiniment reconduite sans mettre gravement en péril la place de notre pays parmi ceux qui comptent et qui compteront encore. La recherche est un investissement sûr. La recherche doit redevenir une ambition pour la France.

Nous espérons fortement que la mise en place du PPCR et l’application prochaine du RIFSEEP seront l’occasion de rétablir un minimum d’équité entre les carrières dans la recherche et celles dans les autres métiers de la fonction publique. Le SNIRS est prêt à venir vous exposer ses propositions.

Nous  comptons  sur  vous,  Madame  la  Ministre,  pour  convaincre  le  Premier  Ministre  de  la  nécessité d’accorder les moyens budgétaires permettant aux organismes de recherche de remplir leurs missions et à leur direction de mener une réelle politique de ressources humaines.

Alors que notre pays a trop souvent l’habitude de satisfaire les revendications de ceux qui ont le pouvoir de le bloquer, qu’il nous soit permis d’espérer, Madame la Ministre, que vous serez sensible à ceux qui ont encore l’immense satisfaction de le faire avancer.

Je vous prie d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de ma haute considération.

Sylvain PICAUD

Secrétaire général du SNIRS CFE-CGC

Copie : –  Monsieur Thierry Mandon, Secrétaire d’Etat à l’Enseignement Supérieur et la Recherche

 

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