Élections des Conseils Scientifiques au CNRS en 2018

Chères et chers collègues,

Avec votre bulletin de paie de février, vous avez découvert une lettre vous informant de la tenue d’élections pour le renouvellement du Conseil Scientifique (CS) du CNRS et des Conseils Scientifiques d’Instituts (CSI).

Ce courrier vous précise les dates importantes pour ces élections (dépôt des candidatures et documents associés le 23 avril et des professions de foi le 25 avril2018).

Le SNIRS CFE-CGC s’engage à présenter des candidats Chercheurs (candidatures individuelles) et ITA (liste de 2 candidats pour le CS et de 3 candidats pour le CSI).

Vous êtes agents du CNRS. Si vous souhaitez participer à ces élections, veuillez nous le faire savoir, avant le 29 mars, en nous précisant soit CS et/ou CSI et le nom de l’institut.

Conseil Scientifique Conseil Scientifique d’Instituts
11 sièges à pourvoir

– 3 membres élus par les personnels relevant du collège A1

– 2 membres élus par les personnels relevant du collège A2

– 2 membres élus par les personnels relevant du collège B1

– 2 membres élus par les personnels relevant du collège B2

– 2 membres élus par les personnels relevant du collège C

12 sièges à pourvoir par instituts

– 3 membres élus par les personnels relevant du collège A1

– 2 membres élus par les personnels relevant du collège A2

– 2 membres élus par les personnels relevant du collège B1

– 2 membres élus par les personnels relevant du collège B2

– 3 membres élus par les personnels relevant du collège C

Nous comptons sur vous!
Merci à ceux qui ont déjà fait la démarche!

Bien cordialement

Philippe GEOFFROY

Secrétaire Général

PS : n’oubliez pas de vérifier votre présence sur la Liste électorale consultable avant le 27 mars 2018

 

Vous  souhaitez être candidat, merci de nous retourner le formulaire suivant :

Formulaire de candidature aux élections

 

Contrôle Sécurité contre les robots

 

MOBILISATION LE 10 OCTOBRE 2017

 

PERSONNELS DE LA RECHERCHE PUBLIQUE

MOBILISONS-NOUS LE MARDI 10 OCTOBRE 2017

 

Le gouvernement du président Macron n’a pas attendu 6 mois pour renier et bafouer l’engagement du candidat Macron[1] : “Je veux pour vous plus de reconnaissance et davantage de perspectives de carrière. La reconnaissance, c’est d’abord une plus juste rémunération. J’augmenterai votre pouvoir d’achat, comme celui des salariés des entreprises : vous paierez moins de cotisations et votre salaire net sera augmenté d’autant.”

Depuis l’arrivée au pouvoir du nouveau gouvernement, les mesures négatives s’accumulent pour les personnels de la recherche publique, agent.e.s et contractuel.e.s de la Fonction publique aussi bien que salarié.e.s des EPIC : gel de la valeur des points d’indice, rétablissement de la journée de carence pour les agent.e.s, non remplacement de tous les départs ce qui équivaut à des suppressions d’emplois et entraine surcharge de travail, perte d’expertise, etc., sans parler de la future réforme des retraites, dont  la remise en cause du code des pensions civiles et militaires.

Or, toutes ces mesures vont impacter fortement et négativement le pouvoir d’achat des personnels du secteur public et fragiliseront nos structures : baisse ou gel de la dotation publique dans les organismes de recherche.

C’est INACCEPTABLE, totalement INJUSTE pour les personnels, et INEFFICACE pour le secteur de la Recherche. Ces mesures ne contribuent en rien à l’amélioration de la qualité du service public.

C’est pour faire entendre ces profonds désaccords que nos organisations syndicales UNARED et SNIRS, membres de la Fédération CFE-CGC-Services Publics, appellent tous les personnels à participer avec l’ensemble des autres syndicats aux manifestations ou rassemblements de mobilisation du mardi 10 octobre prochain, date choisie par le ministre pour la tenue d’un rendez-vous salarial de la Fonction Publique.

Nous exigeons :

  • de véritables négociations salariales qui aboutissent à une réelle reconnaissance du travail, des missions et de l’engagement professionnel des personnels,
  • une augmentation du pouvoir d’achat,
  • une revalorisation des carrières,
  • l’instauration d’un vrai dialogue social,
  • la mobilisation réelle des moyens financiers nécessaires pour permettre aux personnels d’exercer leurs missions pour la recherche publique
  • tout en donnant aux jeunes chercheuses et chercheurs ainsi qu’aux personnels d’appui, UN ESPOIR POUR LE FUTUR.

SNIRS CFE-CGC : 01.44.96.44.13

 

 

[1] Emmanuel Macron, “Lettre ouverte aux agents publics”, 12 avril 2017

TELETRAVAIL : dans le détail

Santé et sécurité au travail – Bulletin SST CFE-CGC de septembre 2017

Parlons de Télétravail dans la fonction publique et agissons ensemble

Le mot de la Présidente des Services Publics CFE-CGC

Encore peu usité en France, le télétravail semble promis à un bel avenir : deux tiers des agents expriment en effet le souhait de télétravailler.

Mais à cette heure, peu d’employeurs publics proposent ce mode d’organisation.

Les Services Publics CGC entendent accompagner le développement du télétravail, fruit d’une utilisation croissante des outils technologiques. Un déploiement qui permettrait de réduire le recours au « télétravail gris » en recherchant un équilibre entre la liberté d’organiser son travail et la nécessité de sauvegarder le collectif de travail. La CFE-CGC souhaite que la définition du télétravail de l’article L 1222-9 du Code du travail et de l’article 1 de l’ANI soit actualisée, notamment :

en supprimant le fait que le télétravail doit s’exercer suivant une occurrence régulière. Les Services Publics CGC considèrent que la mise en place du télétravail doit pouvoir prendre en compte plusieurs formes de télétravail : le télétravail régulier avec des jours fixes, le télétravail régulier avec des jours flottants, le télétravail occasionnel.

en précisant qu’un tel mode d’organisation vise des salariés autonomes et ayant les moyens d’exercer leur mission à distance.

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Dossier conditions de travail – Santé et sécurité

20/09/2017

La fédération des Services Publics CFE-CGC a obtenu la mise en place rapide d’un groupe de travail sur la protection des agents de la fonction publique.

Résolument engagée sur les sujets santé et sécurité au travail, la fédération des Services Publics CFE-CGC revendique :

Droit à la déconnexion

Prévention, mesure et régulation de la charge de travail (burn out)

Reconnaissance

Création d’espaces de discussion autour de la thématique travail

Instauration d’un accord véritable sur le télétravail (prévoir et organiser collectivement le télétravail et éviter tout refus « arbitraire » qui puisse engendrer des inégalités de traitement) ;

Protection de l’encadrement qui ne doit pas être « victime » des conséquences d’une politique de qualité de vie au travail

Lundi 18 septembre 2017, la fédération des Services Publics CFE -CGC a participé au premier groupe de travail sur l’amélioration des conditions de vie, de santé et de sécurité au travail au ministère de l’Action et des Comptes Publics à la DGAFP.

Avec la Fédération des Services Publiques CFE-CGC

Défendons le service public

Défendons nos métiers !

 

DECLARATION PREALABLE CONSEIL COMMUN DE LA FONCTION PUBLIQUE – 10 JUILLET 2017

Monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs,

En préambule à cette déclaration, la fédération des Services Publics CFE-CGC tient à rappeler son attachement fort à deux grands principes : la défense des agents des services publics et le dialogue social.

L’annonce de la composition du gouvernement a déjà donné un signe négatif à tous les agents. En plus de l’absence d’un ministère en titre, la Fonction Publique a été intégrée au ministère de l’action et des comptes publics. Immédiatement nous nous interrogions sur cette absorption qui ressemble à une logique comptable et manifestions notre inquiétude.

Les premières décisions confirment notre inquiétude. Le gel du point d’indice qui entraîne encore une baisse du pouvoir d’achat des agents, en raison de l’augmentation parallèle des taux de prélèvements. Ensuite le rétablissement du jour de carence qui rappelons-le avait déjà été mis en œuvre puis supprimé. Durant son application, aucune preuve n’a été apportée en matière d’économies. Pourquoi encore jouer sur le clivage public/privé qui est tant nuisible au débat et toujours utilisé dans le même sens ?

Il y aurait lieu d’analyser les véritables causes qui engendrent les arrêts maladie notamment les conditions de travail et la souffrance au travail. Les méthodes de management ne sont pas en adéquation avec les enjeux actuels des services publics qui eux doivent s’adapter aux nouvelles méthodes de travail pour répondre à l’attente des citoyens.

Personne ne se demande pourquoi les agents souffrent.

Les mauvaises nouvelles se succèdent et stigmatisent encore plus les agents des services publics auprès des citoyens. Le fonctionnaire basching a pour conséquence que les jeunes ne sont pas attirés pour intégrer la Fonction Publique. (…) Qui accepte d’exercer au sein d’une Fonction Publique malade ? Une Fonction Publique stigmatisée, mettant de plus en plus de côté l’aspect humain.

Cette même Fonction Publique est pourtant composée d’hommes et de femmes qui œuvrent quotidiennement avec un très grand professionnalisme, dans des conditions de plus en plus difficiles au profit de tous. Quelle injustice de devenir une simple variable d’ajustement économique !

(…)

Lors de sa campagne électorale, le Président a dessiné les contours d’une réforme systémique tendant à unifier les régimes des retraites. Face à la situation économique, politique et démographique, on aurait tendance à tomber dans le catastrophisme et envisager le pire. On peut cependant espérer aussi une amélioration et faire des projections raisonnables. Pour les Services Publics CFE CGC, il y a des impératifs : privilégier le taux de remplacement à un niveau acceptable, maintenir les conditions pour les catégories d’actifs, ne pas faire évoluer l’âge de départ à la retraite, favoriser l’abondement par l’Etat d’un fonds de protection supplémentaire.  

Au-delà de l’absence de lisibilité de l’agenda social, d’autres points s’ajoutent telles les suppressions de postes, la hausse de la CSG … Sur ce dernier point, au vu des annonces faites par voie de presse, nous demandons la réunion, en urgence, d’un groupe de travail qui doit se traduire par de véritables négociations.

Monsieur le Ministre, pour atteindre l’objectif d’une Fonction Publique moderne, les agents des services publics doivent être reconnus, valorisés et pour ce faire retrouver une motivation à exercer un service public de qualité en réponse aux attentes des citoyens. C’est dans cet état d’esprit que la fédération des Services Publics CFE-CGC prendra pleinement sa place dans les négociations futures.

Merci pour votre attention.

 

 

Nouvelles brèves n° 161 – Numéro spécial conseil d’administration du CNRS

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Éditorial DE SYLVAIN PICAUD – SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DU SNIRS

La fin du mois de mai ouvrira la période permettant aux personnels de choisir leurs représentants au Conseil d’Administration du CNRS. Trois chercheur.e.s et trois ingénieur.e.s ou technicien.ne.s seront ainsi désignés par les suffrages de leurs collègues pour siéger dans cette instance dont le rôle essentiel est le vote du budget de l’organisme et de ses grandes orientations politiques.

Pourquoi voter ?

D’abord parce que c’est un droit, jamais définitivement acquis, dont l’opportunité pourrait faire un jour débat au vu des chiffres de participation de plus en plus faibles (à peine plus de 30% de votants en 2013, 32,6% en 2009 et 44,2% en 2005). La présence de représentants du personnel est pourtant le gage d’un lien direct entre les réalités quotidiennes de la vie des agents du CNRS et les décisions prises par l e Conseil d’Administration.

Ensuite parce que l’offre syndicale est diverse, permettant à chacun de trouver une organisation syndicale, une profession de foi, un projet pour le CNRS, qui lui conviennent.

Parce que voter est une marque d’intérêt pour le fonctionnement de l’organisme auquel nous appartenons. Nous, représentants et militants syndicaux, sommes en première ligne pour constater les souffrances induites par le développement, dans le quotidien  de travail, de l’individualisme voire de la concurrence acharnée entre équipes, entre collègues, auxquels les évolutions actuelles des pratiques de la recherche nous poussent. Il est donc important que nous soyons nombreux à dire notre attachement aux collectifs de travail et aux instances représentatives.

Enfin, parce que ne pas voter, ne pas prendre parti, c’est accepter le parti pris par les autres.

Voter, oui, mais pour quelles candidates et quels candidats ?

Les candidat-es présentés à vos suffrages par le SNIRS sont représentatifs de la diversité des métiers au sein du CNRS. Elles et ils travaillent au cœur des laboratoires et des services ; elles et ils connaissent parfaitement leur environnement  et les préoccupations des personnels. Toutes et tous ont à cœur de défendre un CNRS fort, maître de sa politique de recherche, présents sur l’ensemble du territoire pour y soutenir toutes les pépites scientifiques dont regorgent les laboratoires. Toutes  et tous participent à l’action du SNIRS,  au q u o t i d i e n , d a n s l ‘ a c c o m p a g n e m e n t des personnels, dans l’aide à la résolution de situations difficiles. Toutes et tous s’investissent déjà au niveau local ou national, auprès de la Gouvernance du CNRS comme au sein du CNESER (Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche) où le SNIRS siège au nom de la CFE- CGC. Fidèles à la ligne de conduite du SNIRS, toutes et tous s’opposent parfois ; toutes et tous proposent souvent.

Les propositions du SNIRS, détaillées dans la profession de foi des candidat.e.s au Conseil d’Administration, sont claires. Elles reposent sur une connaissance approfondie de l’organisme, de ses relations avec les partenaires extérieurs, universités, autres organismes de recherche, fondations, entreprises.

Elles reposent également sur l’indépendance du SNIRS vis-à-vis de tout parti politique, de toute confession religieuse, de toute chapelle idéologique. Et surtout, elles reposent sur l’engagement des militant.e.s, adhérent.e.s et sympathisant.e.s du SNIRS, qui sont aussi vos col- lègues, sur le terrain, dans les laboratoires, les délégations et les services centraux du CNRS.

Mais leurs voix, la voix du SNIRS, indépendantes, originales, fermes et sans compromission, n’auront de force que si vous les soutenez.

Votez et faites voter pour la liste présentée par le SNIRS !


LE CONSEIL D’ADMINISTRATION DU CNRS

PAR  FRANÇOIS-XAVIER SAUVAGE

Fin mai, vous serez appelés à voter pour élire vos représentants  au Conseil d’administration (CA) du CNRS.

Le CA du CNRS est une instance un peu éloignée des laboratoires et méconnue des personnels.

Et pourtant !

Quelles sont ses missions ?

Le CA du CNRS décide des grandes orientations de la politique du Centre en relation avec les besoins culturels, économiques et sociaux de  la nation. Il définit les principes qui régissent ses relations avec les partenaires socio-économiques ainsi qu’avec les universités et les organismes nationaux, étrangers ou internationaux intervenant dans ses domaines d’activité.

Le CA délibère entre autres sur les questions relatives à l’organisation et au fonctionnement du Centre (notamment la création de directions ou services), le budget et ses modifications, le contrat pluriannuel entre le CNRS et l’État, le rapport annuel d’activité, le compte financier, la politique d’action sociale, les emprunts, les créations de filiales et les prises, cessions ou extensions de participations financières.

Le CA définit également les conditions de fonctionnement du comité d’évaluation externe et du comité d’éthique.

Autant dire que son rôle et ses décisions jouent un rôle capital dans la vie du CNRS !

Quelle est sa composition ?

  • Le Président du CNRS
  • 6 représentants de l’Etat (3 titulaires et 3 suppléants)
  • Le président de la Conférence des présidents d’université ou son représentant
  • 4 personnalités scientifiques
  • 4 personnalités représentatives du monde du travail
  • 4 personnalités du secteur économique
  • 6 représentants élus par les personnels (3 chercheurs et 3 ITA)
  • 12 personnalités qualifiées choisies :
    1. Pour quatre d’entre elles en raison de leur compétence scientifique et technologique ;
    2. Pour quatre d’entre elles parmi les personnalités représentatives du monde du travail ;
    3. Pour quatre d’entre elles en raison de leur compétence dans le domaine économique et social.Le président du conseil scientifique, les directeurs généraux délégués, le contrôleur budgétaire et l’agent comptable assistent aux séances avec voix consultative.Le président du centre peut appeler à participer aux séances, avec voix consultative, toute personne dont il juge la présence utile.
      Décret du 24 novembre 1982 consolidé le 24 mai 2017

On voit ici que les personnels ne « pèsent » qu’un peu moins de 1/5è du conseil d’administration… C’est assez peu, mais le rôle de ces élus peut être déterminant et influer sur les décisions qui seront prises.

La représentativité des élus des personnels au CA du CNRS dépendra de votre participation à cette élection.

Il vous faut donc VOTER et choisir :

  • des candidats motivés ;
  • des candidats de proposition, libres et indépendants ;
  • des candidats soucieux à la fois de l’intérêt des personnels et du

Ce sont de tels candidats qui se proposent à vos suffrages sous la bannière du SNIRS.

 Alors VOTEZ, votez BIEN, votez SNIRS


PROFESSION DE FOI

Le conseil d’administration du   CNRS

C’est l’instance décisionnelle permettant, au plus haut niveau, à vos 6 re- présentants du personnel (3 chercheurs et 3 ingénieurs et techniciens) élus au suffrage direct de prendre position en votre nom.

Le conseil d’administration du CNRS :

  • DÉFINIT les grandes orientations de la politique de l’établissement (après consultation du conseil scientifique) ainsi que les principes relationnels avec les nombreux partenaires socio-économiques (dont les universités et les or- ganismes nationaux, étrangers ou internationaux),
  • VOTE le budget global et sa répartition,
  • APPROUVE les rapports d’activité et financier du Président.

LE SNIRS

C’est :

  • Un collectif d’agents mobilisés dans toutes les implantations du CNRS :
    • qui défend une stratégie scientifique s’inscrivant dans une politique à long terme au plan national et international avec le souci profond d’un avenir scientifique au service de l’Homme et du citoyen ;
  • Un collectif :
    • qui défend le CNRS, organisme national de recherche, et ses personnels,
    • qui revendique des emplois stables, nécessaires au bon fonctionnement de l’établissement dans les meilleures conditions salariales (mise en place du RIFSEEP…) et de vie au travail,
    • qui accompagne et soutient tous les professionnels de la Recherche, quel que soit leur statut, chercheur-es, ingénieur-es et technicien-nes, titulaires et contractuel-les ;
  • Un syndicat libre, critique et constructif, réaliste et inventif ;
  • Un syndicat :
    • qui tire sa force de ses sympathisants au cœur de la réalité des situations de travail,
    • qui construit et porte vos revendications auprès des directions des orga- nismes de recherche et du ministère.

Nous sommes des CANDIDATS

  • Chercheur-es, ingénieur-es et technicien-nes issus de différents Instituts et de différentes BAP, pour mieux appréhender les problématiques scientifiques, les métiers et les contraintes des uns et des autres, pour demander une gouvernance lucide sur nos réalités professionnelles
  • Nous défendons vos intérêts quels que soient votre statut, vos fonctions et vos grades.
  • Nous nous engageons dans une démarche de propositions constructives, dans la défense d’une stratégie scientifique et d’un budget efficaces pour placer le CNRS à la hauteur de son rôle essentiel dans le système de la Recherche française.
  • Nous défendons des choix budgétaires en adéquation avec les développements scientifiques ainsi qu’une masse salariale nécessaire aux ambitions de l’organisme.Dans cette période de réformes, où il est demandé de prendre en compte la dimension européenne, nous croyons qu’il est important de s’engager pour la défense et la promotion d’une recherche scientifique de qualité, cohérente et ouverte via une participation active au fonctionnement des organismes de recherche.

Notre conception de notre MANDAT D’ADMINISTRATEUR

  • A votre écoute, nous ferons entendre votre parole en toute objectivité et sans parti pris.
  • Nous échangerons avec vous et rendrons compte de nos actions.
  • Nous défendrons des valeurs sur les conditions de travail, sur les choix budgétaires adaptés, sur les orientations structurelles du CNRS dans le paysage de la Recherche française et dans l’intérêt de la Recherche et de ses personnels.
  • Nous veillerons à la valorisation des résultats de la Recherche et à leur transfert au bénéfice des citoyens.
  • Nous œuvrerons pour le respect de l’équilibre entre les grandes orientations de la Recherche et ses disciplines tout en facilitant l’interdisciplinarité.
  • Nous défendrons pour chacun, un développement professionnel avec de vraies perspectives de carrière au sein de notre organisme.
  • Nous interviendrons pour permettre à chacun d’accompagner l’évolution des méthodes et techniques grâce à la formation continue, au transfert des connaissances anticipé face aux nombreux départs à la retraite.
  • Nous défendrons le maintien d’une action sociale.

Vos candidates et vos candidats

Sylvie GRESILLAUD – IR – DGDS – BAP F – DR06 Centre Est

Samir BOUZBOUZ – CR – Chimie – DR 19 Normandie

Sandrine FLECHEL – TCN – BAP J – Académie des Sciences – DR16 Paris Michel-Ange

Catherine BRENNER-JAN – DR – Sciences Biologiques – DR01 Paris-Villejuif

Marc SCHAMING – IR – BAP E – Sciences de l’Univers – DR10 Alsace

Fabienne FACHE-DANY – CR – Chimie – DR07 Rhône Auvergne

NE PAS PRENDRE PARTI C’est ACCEPTER le PARTI

PRIS par les AUTRES

 

 

 VOTEZ ET FAITES VOTER
POUR LES CANDIDATES ET LES CANDIDATS
SOUTENUS PAR LE SNIRS CFE-CGC


Sylvie GRESILLAUD

Ingénieur de recherche 1ère classe
Au CNRS depuis 28 ans
BAP F – Information Scientifique et Technique

Institut de l’Information Scientifique et Technique
2 allée du parc de Brabois
54519 Vandoeuvre-lès-Nancy Cedex
sylvie.gresillaud@inist.fr

Ingénieur chimiste de formation (ENSCM – 1986), j’ai commencé ma carrière en travaillant quelques mois dans l’industrie pharmaceutique. Je me suis orientée ensuite vers l’Information Scientifique et Technique (IST), en passant par la valorisation à l’INPI, plus particulièrement en tant qu’ingénieur analyste sur l’alimentation d’une base de données de brevets pharmaceutiques.

Depuis 1989, j’ai pu participer au développement de l’offre de services de l’IST en tant que chef de nombreux projets liés à la diffusion de données documentaires. Puis j’ai assuré la responsabilité du développement de partenariats en charge des réseaux métiers, fonction très trans- verse avec les collègues professionnels de l’IST au sein des laboratoires et les chercheurs. Actuellement je m’attache également à favoriser les échanges transversaux au sein de l’unité par la conception d’un espace numérique de travail collaboratif.

Parallèlement je suis enseignante vacataire depuis 2007 à l’IUT Charlemagne de l’Université de Lorraine et ai plaisir à valoriser les métiers de l’IST et les projets éditoriaux collaboratifs auprès des futurs professionnels.

Très active sur le plan associatif, j’ai souhaité m’engager au sein du SNIRS CFE-CGC et suis actuellement représentante régionale sur la délégation Centre-Est. Je participe aux différentes instances locales de l’unité et de la circonscription. Je coordonne depuis peu les actions du développement de la communication et de ses supports du SNIRS tout en défendant ses valeurs.

C’est avec cette énergie et ces prérogatives que je serai, si je suis élue au CA, à l’écoute des agents. Je serai force de proposition pour répondre aux attentes des uns et des autres individuellement ou collectivement mais aussi pour défendre l’intérêt de tous auprès de la Direction.

Anticiper et prévoir c’est déjà agir et construire !


Samir BOUZBOUZ

Chargé de Recherches CR1 Au CNRS depuis 21 ans Chimiste Organicien

CNRS/Université de Rouen, UMR 6014 COBRA
1 Rue Tesniere
76821 Mont St Aignan Cedex
Tél : 02 35 52 29 77
samir.bouzbouz@univ-rouen.fr

  • Doctorat en Chimie Organique Thèse à l’Université de Nantes (Dr B. Kirschleger et Dr J. Villieras) en 1994
  • Attaché temporaire à l’enseignement et à la recherche à l’Université de Nantes ATER (1993-1994)
  • Stage post-doctoral – Chargé de Recherche Associé (CRA) ESPCI(Paris) (Pr Cossy) 1995-1997
  • Stage post-doctoral au Canada Université de Montréal (Pr Hanessian) 1997-1998
  • Chercheur ESPCI (Paris) (Pr J. Cossy) 1998-2001
  • Recrutement en 2001 en tant que Chargé de Recherche CR1 au CNRS UMR 7084 (2001-2006)
  • Chargé de Recherche CR1 UMR 6014 Mutation thématique et Géographique de 2006 à aujourd’hui
  • HDR soutenue en Décembre 2009, Université de Rouen

Durant ces années, j’ai supervisé plus de 30 collaborateurs (étudiants : Licence, Master, doctorants) et posts doctorants. J’ai participé à des activités d’enseignements en tant que vacataire à l’université de Rouen, cours en MASTER Pro 2011-2015 ainsi qu’à L’institut national des sciences appliquées de Rouen INSA depuis 2010.

En parallèle à mes activités de recherche et d’enseignements, mes activités syndicales pour l’intérêt général se situent à 3 niveaux :

  • au niveau Régional (la délégation Normandie DR19), je suis représentant membre titulaire du CRHSCT, CRFP et CORAS
  • au niveau National (CNRS), représentant du SNIRS CFE-CGC membre titulaire et secrétaire adjoint du CCHSCT
  • au niveau National (Ministère) membre nommé Titulaire au Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (CNESER) et élu à sa Commission permanente. Récemment j’ai été nommé Membre suppléant au conseil supérieur de la fonction publique de l’Etat (CSFPE).

Si je suis votre représentant au conseil d’administration au CNRS, je m’inscrirai dans une démarche progressiste basée sur un dialogue constructif, équilibré, franc et réformiste pour l’intérêt général de tous les Agents et du CNRS.


Sandrine  FLECHEL

Technicienne de classe normale (TCN) au CNRS depuis 9 ans
BAP J – Gestion et pilotage

Académie des Sciences
3 Quai de Conti
75006 Paris
sandrine.flechel@academie-sciences.fr

Je suis entrée sur concours au CNRS, en 2009, en tant que technicienne de classe normale. Avant mon entrée au CNRS, j’ai acquis une expérience administrative dans une petite PME familiale, dans des entreprises du secteur privé (en contrats d’intérim), et dans plusieurs organismes publics (en CDD à l’Education Nationale, à l’OMI, à l’ONIAM et à la CAF).

Ce parcours m’a permis d’enrichir et de diversifier mes compétences dans le domaine administratif et de faire preuve de qualités d’adaptation à chaque nouvelle prise de fonction.

Au CNRS, j’ai effectué plusieurs mobilités : au Département Mathématiques Physique  Planète et Univers (MPPU), puis à l’Institut National des Sciences Mathématiques et de leurs interactions (INSMI), au service enfance-vacances du CAES du CNRS, et enfin au service recherches fondamentales sur le VIH/SIDA à l’ANRS.

Depuis janvier 2016 je suis mise à disposition de l’Académie des Sciences. J’occupe une fonction de secrétaire éditoriale au service des comptes rendus de l’Académie. Je gère les travaux des auteurs qui les soumettent sur le site des revues de l’Académie des sciences pour les faire connaître à la communauté scientifique internationale. L’édition est un secteur que je ne connaissais pas : j’ai appris à le découvrir et à l’apprécier avec les particularités qui lui sont propres.

Depuis 2010, je participe aux actions du SNIRS. Je suis membre représentante du SNIRS à la Commission nationale de suivi des travaux du plan de développement de l’emploi et de l’insertion des personnes handicapées et à la commission nationale d’action sociale (CNAS).

J’ai choisi le SNIRS parce que c’est un syndicat où règne une ouverture d’esprit : nous nous enrichissons du parcours de chacun, ce qui est essentiel notamment pour faire progresser l’amélioration des conditions de travail.

J’ai voulu me présenter sur la liste du SNIRS pour l’élection au Conseil d’administration du CNRS afin de représenter les agents de la catégorie B. De plus, en tant que personnel affecté à l’Académie des Sciences, organisme qui travaille en relation étroite avec le CNRS et les acteurs de la recherche en France comme à l’étranger, je pense que ce regard extérieur est un atout.


Catherine BRENNER-JAN

52 ans, Directrice de Recherche depuis 7 ans Biologiste
Université Paris Sud Inserm UMS 1180
5 rue JB Clément
92296 Châtenay-Malabry
Tél : 01 46 83 52 42
catherine.brenner-jan@u-psud.fr

  • Doctorat de l’Université de Rennes 1, Rennes (Pr H Wroblewski, CNRS, 1990-1994) ;
  • Stage Post-Doctoral à l’Institut Pasteur (Pr Montagnier, CNRS, 1994-97) ;
  • Stage Post-Doctoral à l’Hôpital Paul Brousse, INSERM (Pr Kroemer, Inserm, 1998) ;
  • Recrutement comme MCF à l’Université de Technologie de Compiègne (Dr D. Thomas, CNRS, 1998-2001).
  • HDR soutenue en juin 1999,Université de Technologie de Compiègne ;
  • Recrutement au CNRS comme CR1 à l’Université de Versailles St Quentin (Pr Mignotte, CNRS, 2002-2010). Direction d’une équipe intitulée « Complexes protéiques mitochondriaux et Apop- tose ». Environ 10 personnes, financements ACI Jeune chercheur, FRM, ARC, INCA, OSEO, ANR ;
  • Promotion DR2 au CNRS à l’Université Paris Sud (Dr Fischmeister, Inserm, 2010). Animation d’un groupe, financements Université, ANR, LaBex, Idex ;
  • Depuis 2014, direction scientifique d’une plateforme de criblage Haut débit (CIBLOT, IPSIT, Châ- tenay-Malabry) ;
  • Depuis 2016, Membre du Comité National.

Si je suis élue au CA, j’aurai à cœur de défendre au mieux les intérêts des personnes que je représenterai, en étant avant tout force de proposition et pas seulement force d’opposition. Pour cela je m’engage à être attentive, disponible et à l’écoute de chacun.

Vous pouvez compter sur moi !


Marc  SCHAMING

Ingénieur de Recherche 1ère classe
Ancienneté au CNRS : 27 ans
BAP E (Géophysique)

CNRS UMR7516
Institut de Physique du Globe de Strasbourg
5 rue René Descartes
67084 Strasbourg Cedex
marc.schaming@unistra

Après mes études d’ingénieur à l’école des Mines de Nancy (1977-1980), j’ai effectué mon service militaire comme volontaire à l’aide technique, à l’observatoire magnétique de Kerguelen (1981).

J’ai ensuite poursuivi mon cursus et obtenu un DEA de géophysique en 1983, puis un doctorat avant d’entrer au CNRS sur concours en 1990.

L’Institut de Physique du Globe de Strasbourg (UMR), un des deux laboratoires de l’École et Observatoire des Sciences de la Terre, développe des thématiques de recherche dans de nombreux domaines de la géophysique et de la géologie. Je fais partie de l’équipe Dynamique de la Lithosphère et des Bassins Sédimentaires. J’ai également une activité importante au sein du LabEX G-Eau-Thermie Profonde. Je m’occupe de collecte, préservation, archivage, distribution de données. J’assiste le Bureau central sismologique français pour les aspects informatiques de collecte et distribution des données sur les séismes.

Je suis membre élu du conseil de l’EOST, membre du bureau de Geophyse (association des anciens et amis de l’EOST), membre du bureau du Comité national français de géophysique et de géodésie.

Par ailleurs, je suis membre suppléant à la commission régionale de formation permanente.

Mon rôle, si je suis élu au Conseil d’Administration du CNRS, sera de défendre les intérêts des personnels et du CNRS.

Le plus important : être à l’écoute et rendre compte.

J’ai bénéficié du travail et de la passion des collègues qui se sont investis dans les différents conseils du CNRS.

A mon tour, je souhaite mettre mon énergie au service de la communauté.


Fabienne FACHE-DANY

52 ans, Chargée de Recherche depuis 26 ans Chimiste
Université Lyon1, UMR 5246, ICBMS
43 Bd du 11 novembre 1918, Bât. Raulin
69622 Villeurbanne Cedex

Tél : 04 72 44 85 21
fabienne.fache-dany@univ-lyon1.fr
  • Doctorat de l’Université Louis Pasteur, Strasbourg (1990) sous la direction du Dr Pierre Albrecht ;
  • Stage Post-Doctoral au Laboratoire de Catalyse Hétérogène et Chimie Fine (pour la société Hoechst France) sous la direction du Dr Pierre Gallezot à l’IRCE Lyon (Octobre 1990 – Sept. 1991) ;
  • Entrée comme CR2 au CNRS en 1991 au Laboratoire de Catalyse et Synthèse Organique, Pr. Marc Lemaire, Villeurbanne, je suis passée CR1 en 1995. J’ai soutenu mon HDR en 1997 à l’Université Claude Bernard Lyon 1 ;
  • Médaille de bronze du CNRS (1999).

Depuis 2000, je travaille dans l’équipe du Pr Olivier Piva UMR 5246, à l’Institut de Chimie et Biochimie Moléculaires et Supramoléculaires (ICBMS) de Villeurbanne. Situé sur le site de Lyon-Tech-La Doua, l’ICBMS dépend de 4 tutelles (Université Lyon1, CNRS, Ecole Supérieure de Chimie CPE-Lyon et INSA-Lyon). Il comprend 10 équipes et 3 plateformes techniques. Il totalise près de 170 permanents plus de nombreux étudiants en masters ou thèses.

Depuis 2015 j’occupe les fonctions suivantes :

  • Assistante de prévention de l’ICBMS ;
  • Au plan national : membre de la Commission de Réforme des CR, suppléante de la Commission Administrative Paritaire des CR, suppléante au CNESER ;
  • Au plan local (Rhône-Auvergne) : membre titulaire de la Commission Régionale de la Formation Permanente, suppléante de la Commission Régionale d’Action Sociale.

Si je suis élue au CA, j’aurai à cœur de défendre au mieux les intérêts des personnes que je représenterai, en étant avant tout force de proposition et pas seulement force d’opposition. Pour cela je m’engage à être attentive, disponible et à l’écoute de chacun.

Vous pouvez compter sur moi !


Vos contacts SNIRS

Membres du bureau

Secrétaire général : Sylvain PICAUD sylvain.picaud@univ-fcomte.fr
Secrétaire Général adjoint : Laurence LABBE laurence.labbe@cnrs-dir.fr
Trésorier : Dominique VON EUW  voneuw@orange.fr
Trésorier adjoint : Amane JADA amane.jada@uha.fr
Secrétaires nationaux : Samir BOUZBOUZ samir.bouzbouz@univ-rouen.fr
Sandrine FLECHEL sandrine.flechel@academie-sciences.fr
Philippe GEOFFROY p.geoffroy@unistra.fr
Catherine RATEL- catherine.ratel-masson@inserm.fr
Archiviste responsable de la communication Sylvie GRESILLAUD sylvie.gresillaud@inist.fr

 Membres Délégués nationaux

Chargé du développement syndical Jean-Luc CHOUKROUN jean-luc.choukroun@cnrs.fr
Chargée des revendications du SNIRS en matière de SST Marina BELOVA-TINEL marina.belova- tinel@inserm.fr
Chargé du suivi des TGE/TGIR Patrick BARONI Patrick.Baroni@cea.fr

Conseillers

Sandrine AUGER sandrine.auger@cnrs-dir.fr
Renaud CHARLET de SAUVAGE renaud.cds@inserm.fr
Marc DE BACKER marcdebacker@sfr.fr
Jean-Marie DEBORDES jm.debordes@gmail.com
Jean-Claude DEGARDIN degardin.jc@orange.fr
Fabienne FACHE-DANY fabienne.fache-dany@univ-lyon1.fr
Alain GIORGI alain.giorgi@univ-amu.fr
Danièle GOUDOU danielegoudou@yahoo.fr
Brigitte GURFINKIEL brigitte.gurfinkiel@gmail.com
Yannick HOMMET hommet@cyceron.fr
Henri JULLIEN h.a.jullien@wanadoo.fr
Marie-Christine LAGOUTTE lagouttemc@orange.fr
Bruno PHELUT bruno.phelut@inserm.fr
Jean-Claude POMMIER pommier@univ-st-etienne.fr


Correspondants

Catherine BRENNER-JAN catherine.brenner-jan@u-psud.fr
Christel COMTE christel.comte@obspm.fr
Jean-Philippe DOMERGUE domergue@math.univ-paris13.fr
Chantal GAINE  chantal.gaine@univ-montp2.fr
Guy GENIN mailto:guy.genin@laposte.net
Jean-Noël GRAPTON  jean-noel.grapton@iphc.cnrs.fr
Jérôme François HAQUET mailto:jfhaquet@cnrs.fr
Denis OSTER  denis.oster@iphc.cnrs.fr
Frédérique POINDESSOUS-JAZAT  frederique.poindessous-jazat@inserm.fr
Fabienne PONCIN-EPAILLARD  Fabienne.Poncin-Epaillard@univ-lemans.fr
Nicolas RENARD mailto:nicolas.renard@univ-brest.fr
Véronique SALAUN  veronique.saulaun@ens.fr
François-Xavier SAUVAGE  fxsauvage@univ-lille1.fr
Eric SCHAEFFER  eric.schaeffer@iphc.cnrs.fr
Marie-Noelle TERRASSE  marie-noelle.terrasse@u-bourgongne.fr
Isabelle GIRAUD isabelle.giraud@univ-poitiers.fr

 

N’hésitez pas à consulter notre site web pour mieux nous connaitre
www.snirs.fr

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Bulletin d’adhésion

Nouvelles brèves n° 160 – Mars 2017

cropped-cropped-logo-cgc-2.pngVersion PDF : NB160

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Nouvelles Brèves de la Recherche Scientifique

NB160 03.2017

 

 

8 mars … supprimons les missions pour la parité !

Comme tous les ans, le mercredi 8 mars nous a amenés à réfléchir à la place faite aux femmes dans notre société, aux droits qu’il leur reste à acquérir ou encore à ceux théoriquement acquis mais qu’il faut réellement obtenir, comme l’égalité salariale.

En matière de place faite aux femmes, qu’en est-il dans le monde de la recherche ? Le bilan social 2015 du CNRS révèle qu’environ 43 % des personnels permanents du CNRS sont des femmes. Celles-ci représentent environ un tiers des chercheurs et pratiquement la moitié des ingénieurs et techniciens. Les chiffres sont similaires dans les universités et les autres organismes de recherche. Nous laisserons à d’autres le soin d’analyser en détail toutes les données chiffrées, leurs évolutions et les actions à en déduire. Réjouissons-nous simplement que le nombre de femmes dans le monde de la recherche soit plus important aujourd’hui qu’il ne l’était autrefois. Réjouissons-nous que leurs apports y soient réellement reconnus.

De nombreuses femmes reçoivent désormais des récompenses prestigieuses, à commencer par les médailles du CNRS. Les femmes de sciences sont de plus en plus mises en avant, ce qui est sans nul doute le meilleur moyen d’encourager les filles à se diriger vers les carrières scientifiques (encore que le fameux « plafond de verre » au niveau des promotions ait du mal disparaître). Rendons hommage aux chercheuses qui doivent souvent aussi concilier travail et vie de famille. Quels talents d’organisation, quelle volonté leur faut-il pour se faire une place dans la rude compétition internationale qu’est la recherche !

Saluons également le travail remarquable de toutes ces collègues, ingénieures, techniciennes, gestionnaires, qui participent à la science en veillant à la bonne marche des laboratoires et des travaux de recherche.

Soulignons enfin le rôle moins visible et bien souvent oublié de tous remerciements, de celles qui partagent la vie d’un-e chercheur-e et dont la l’implication au quotidien est essentielle à la compatibilité entre vie familiale et contraintes du métier de chercheur.

Le monde de la recherche doit beaucoup aux femmes. Femmes de sciences, femmes participant à la science, épouses et mères de chercheur-es. Toutes méritent une pensée spéciale, non pas en ce 8 ars uniquement, mais toute l’année.

N’oublions pas aussi que l’égalité recherchée ne sera obtenue que lorsqu’un texte comme celui-ci sera devenu sans objet. Quand, femme ou homme, chacun ne sera plus reconnu que par son talent, ses mérites, ses contributions personnelles, directes ou indirectes, au monde de la recherche.

Vivement donc le temps où auront disparu la « mission pour la place des femmes au CNRS » et les autres « missions pour la parité ». Disparues parce que devenues inutiles ! Le SNIRS craint malheureusement que ce ne soit pas encore pour demain, mais il continuera à se battre au quotidien.

 

ELECTIONS AU CONSEIL D’ADMINISTRATION DU CNRS

du 17 avril au 26 juin 2017

Le conseil d’administration comprend six membres élus, pour une durée de quatre ans, par les personnels du CNRS et parmi eux. Trois d’entre eux sont choisis parmi les personnels appartenant aux corps de chercheurs et les trois autres parmi les personnels appartenant aux corps d’ingénieurs et techniciens. L’élection a lieu au scrutin de liste à la représentation proportionnelle et au collège unique

VOTEZ et FAITES VOTER pour la liste présentée par le SNIRS CFE-CGC

Le pourcentage d’environ 30 % de votants aux élections au CNRS ces dernières années est beaucoup trop faible pour les enjeux qu’elles représentent.

Il est important que les personnels montrent un soutien fort aux syndicats afin que ces derniers puissent porter leur parole et négocier les meilleures conditions de travail ; l’action syndicale reste le meilleur moyen de combattre l’individualisme par ailleurs de plus en plus encouragé dans le monde de la recherche

Aussi, nous comptons sur vous, militants, sympathisants, pour mobiliser les personnels à participer à ces élections et à voter pour nos candidat-es.

 

Nouvel appel du Projet d’Investissements d’Avenir !

Le Président de la République a annoncé un troisième volet du Programme d’investissements d’avenir (PIA).

Ce sont 10 Md€ supplémentaires qui sont ainsi prévus pour répondre à trois priorités : soutenir les progrès de l’enseignement et la recherche, valoriser la recherche et accélérer la modernisation des entreprises.

 

Le scandale du Crédit d’impôt recherche ?

Depuis le rapport Carrez en 2009 jusqu’au rejet d’un rapport d’une commission d’enquête sénatoriale en 2015, le crédit impôt recherche (CIR) ne cesse de faire débat, à cause de son augmentation considérable (il est passé de 1,5 à 6 milliards d’euros en quelques années) et parce qu’il apparaît bénéficier pour beaucoup aux grands groupes. Au point que le CIR ne soit souvent vu que comme une mesure d’optimisation fiscale pour les grandes entreprises sans rapport avec l’activité de recherche réelle. Il y a peu de contrôles a posteriori de ce que deviennent les projets. Il en est de même quant au contrôle de leur qualité scientifique. Il est donc légitime de se poser la question de la valeur ajoutée pour la recherche des milliards réservés au CIR ? Comment surveiller les dérives possibles ?

Pour autant, faut-il supprimer le CIR ? De petites entreprises en bénéficient. Il permet l’embauche de doctorants auxquels un contact avec le monde de l’entreprise est ainsi offert. Au moment où les postes académiques se raréfient, peut-on se priver de former des doctorants à travailler en contact étroit avec les besoins du secteur industriel ?

Toutes ces questions se poseraient sans doute moins si la recherche publique disposait par ailleurs des financements nécessaires à son développement, dans un contexte international ultra-compétitif. Elles se poseraient moins si les responsables politiques cessaient de ne voir la recherche que comme le moyen de créer de l’emploi à court-terme. Si la recherche peut bien évidemment amener à la création d’emplois (de nombreuses start-up issues des laboratoires de recherche en sont la preuve), celle-ci ne peut être l’objectif premier. La création de richesse et d’emplois peut être une conséquence de la recherche publique, elle ne saurait en être la motivation principale.

Le SNIRS CFE-CGC réaffirme donc qu’il faut conserver un financement public important pour la recherche tout en permettant un partenariat privé notamment pour le développement. La diminution des budgets récurrents dans les laboratoires a dû être compensée par d’autres financements et notamment privés. Elle a eu pour conséquences une course aux financements et le danger est que la recherche ne finisse par être orientée que par ces mêmes financements privés. Or c’est souvent le court-terme qui, dans ces cas-là, pilote les travaux des chercheurs, lesquels ne peuvent plus se consacrer à des travaux plus en amont. La recherche fondamentale se place, quant à elle, souvent sur des échelles de temps longues, avec une prise de risque parfois importante à laquelle le secteur privé, du moins en France, n’est pas toujours favorable.

Mais plutôt que de juger de l’efficacité ou non du CIR comme tant d’autres le font, avec un regard d’ailleurs souvent plus emprunt d’idéologie que d’objectivité, le SNIRS demande simplement des moyens décents pour faire fonctionner les laboratoires.

Et plutôt qu’opposer recherche fondamentale d’un côté et recherche appliquée de l’autre, battons-nous pour faire coexister dans nos laboratoires deux types de recherche qui se nourrissent et s’enrichissent l’une de l’autre : une recherche dirigée par l’objectif d’un projet financé sur ressources propres et soumise aux exigences du financeur, et une recherche libre, pilotée par la seule curiosité et l’imagination des chercheurs.

 

Livre Blanc de la recherche, parlons-en !

 

Le Livre Blanc de la recherche 2017 est paru. La préface est rédigée conjointement par Thierry Mandon et Najat Vallaud-Belkacem.

Ce livre contient des propositions dont l’AFP précise que “ces investissements détaillés permettront d’augmenter de 10 points le PIB de la France à l’horizon 2047”.

Nous sommes d’accord sur la conclusion qu’investir dans la matière grise permet de protéger l’emploi alors que beaucoup de métiers – jusqu’à 400.000 emplois- sont menacés par l’automatisation des tâches.

Nous demanderons aux gouvernements successifs de l’ambition pour la recherche ! Une vraie ambition à la hauteur des enjeux de demain et de la nécessité pour notre pays de compter parmi les meilleurs.

Le SNIRS CFE-CGC réaffirme qu’aucune politique scientifique ne peut être mise en œuvre sans l’attribution des moyens correspondants à l’ampleur de ses desseins. Il est nécessaire qu’une articulation plus simple, au plus proche des acteurs, soit mise en place en favorisant la pratique de l’activité scientifique plutôt que sa représentation bureaucratique.

Le SNIRS CFE-CGC réaffirme qu’il faut une présence forte des organismes de recherche dans le pilotage de la recherche.

Par ailleurs, les regroupements d’université, COMUE et autres consortium deviennent un vrai casse-tête, ingérable; pendant que les différents acteurs essayent de monter leur structure, la recherche et l’enseignement piétinent.

En quelques années, maladie bien française, le système a crée un nombre de structures affolant, depuis la création de l’AERES puis HCERES, en passant par l’ANR, les COMUE, l’AMUE, les SATT et autres résultats du programme d’investissements d’avenir (Labex, IRT …). Pourtant, les personnels affectés à toutes ces structures qui visaient à une rationalisation des moyens voire même à un démantèlement des EPST coûtent-ils moins chers que les agents fonctionnaires de la recherche mal rémunérés ?

Le SNIRS CFE-CGC défend les établissements de recherche dans leur rôle de coordonateurs et opérateurs de la recherche.

Il est indispensable de redonner une sérénité et une sécurité aux acteurs de la recherche, tout en permettant des passerelles entre les disciplines, les organismes et les administrations.

Les personnels de la recherche se trouvent aujourd’hui dans un milieu complexifié à l’extrême, avec un empilement de structures, une diversité de sources de financements et les multiples règlementations qui vont avec.

Il est urgent de simplifier le fonctionnement de la recherche. Il est urgent de faire confiance aux personnels en substituant une pratique de contrôles a posteriori à celle, actuelle, de procédures tatillonnes et suspicieuses. Il est indispensable de redonner aux organismes de recherche des moyens permettant de conduire une politique de recherche ambitieuse à l’échelle nationale plutôt qu’éparpillée sur les territoires.

Et, quelles que soient les ambitions affichées par le livre blanc, rien ne saurait se faire sans l’engagement des personnels de la recherche. Engagement qu’il est grand temps de reconnaître en offrant de vraies perspectives de carrière, des rémunérations à la hauteur de leur qualification et de leur investissement. N’oublions pas que si les résultats des travaux de recherche se sont de tout temps jugés à l’aune de la comparaison internationale, il en est de même désormais des conditions de travail des personnels. Redonner de l’attractivité pour les métiers de la recherche, en France, doit être LA priorité !.

 

EXTRAITS DU BULLLETIN CONFEDERAL

 

Quelques mots sur la bioéthique et les textes législatifs correspondants.

La bioéthique concerne la médecine et la recherche utilisant des parties du corps humain. Elle vise à définir les limites de l’intervention de la médecine sur le corps humain en garantissant le respect de la dignité de la personne et a pour objectif d’éviter toute forme d’exploitation dérivée de la médecine (trafic d’organes, clonage humain…). A l’échelle mondiale il existe un Comité International de la Bioéthique qui est une branche de l’Unesco. Il prend en compte les progrès permanents de la médecine et les enjeux éthiques et juridiques des recherches dans le secteur des sciences de la vie. En France, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE), créé en 1983, publie régulièrement des avis sur les questions de bioéthique.

En 1994 ont été adoptées en France les premières lois de bioéthique. La loi du 1er juillet 1994 concerne le traitement de données nominatives dont le but est la recherche dans le domaine de la santé (règles de création des fichiers informatiques nominatifs, droits individuels des personnes fichées, procédures de mise en œuvre des traitements informatifs…). Les deux lois du 29 juillet 1994 sont relatives au respect du corps humain (inviolabilité du corps humain, impossibilité pour le corps humain d’être l’objet d’un droit patrimonial évaluable en argent, obligation du consentement) ainsi qu’au don et à l’utilisation des éléments et produits du corps, à l’assistance médicale, à la procréation et au diagnostic prénatal (consentement préalable ou présumé et révocable à tous moments, gratuité, anonymat, respect des règles de sécurité sanitaire).

Ces lois ont été complétées en 2004 avec la création de l’Agence de la Biomédecine (ABM) et la mise en place d’un cadre juridique dans le domaine de la thérapie cellulaire (extension des principes régissant le don et l’utilisation de produits du corps humain aux exportations et importations d’organes, généralisation du consentement présumé et élargissement du champ des donneurs vivants). Des innovations ont également été apportées avec l’interdiction du clonage ayant pour but de faire naître un enfant génétiquement identique à une autre personne vivante ou décédée, la création d’un crime contre l’espèce humaine, l’interdiction du clonage à visée reproductive, le clonage à visée thérapeutique est considéré comme un délit, l’ouverture limitée de la recherche sur les embryons, l’interdiction du diagnostic préimplantatoire avec néanmoins un usage encadré lorsqu’il a pour objectif d’apporter un espoir de traitement à un aîné atteint d’une maladie.

Puis est adoptée la loi du 7 juillet 2011 qui est l’aboutissement de la clause de révision inscrite dans la loi de 2004. Les principales innovations du texte portent sur les points suivants : I) autorisation du don croisé d’organes intervenant en cas d’incompatibilité entre proches : deux personnes, candidates au don pour un proche mais incompatibles avec leur proche malade, s’échangent leur receveur respectif s’ils leur sont compatibles. Cette possibilité concernant essentiellement les greffes de rein permettrait d’en réaliser 100 ou 200 de plus chaque année; II) une nouvelle définition des modalités et les critères permettant d’autoriser les techniques d’assistance médicale à la procréation et d’encadrer leur amélioration. Ainsi la congélation ovocytaire ultra rapide (ou vitrification) devrait être autorisée. La loi a également étendu les compétences de l’Agence de biomédecine en lui confiant une mission d’information du Parlement et du gouvernement sur le développement des connaissances et des techniques dans le domaine des neurosciences.

En 2013, le législateur modifie la loi de 2011. Le texte prévoit de passer du régime d’interdiction de la recherche sur l’embryon avec dérogation à une autorisation encadrée. Les recherches pourront être menées à partir d’embryons surnuméraires conçus dans le cadre d’une procréation médicalement assistée, ne faisant plus l’objet d’un projet parental, après information et consentement écrit du couple concerné. Le consentement du couple doit être confirmé à l’issue d’un délai de réflexion de trois mois et peut être révoqué sans motif par les deux membres du couple ou le membre survivant tant que les recherches n’ont pas débuté. La recherche sur ces embryons est limitée à cinq ans et doit avoir pour seul objectif de permettre des progrès thérapeutiques. Les protocoles de recherche sont autorisés par l’Agence de biomédecine qui transmet sa décision, assortie de l’avis du conseil d’orientation aux ministres chargés de la santé et de la recherche qui dans un délai d’un mois peuvent conjointement demander un nouvel examen du dossier.

Quelques thèmes font débat ?

L’accès aux techniques d’assistance médicale à la procréation; la technique dite des “mères porteuses” (ou gestation pour autrui) reste interdite en France. Toutefois la question de l’état civil des enfants nés à l’étranger de cette manière continue de susciter la polémique ;

Les neurosciences et l’imagerie cérébrale permettent de mieux connaître le fonctionnement cérébral avec le risque de détournement de leur utilisation en thérapeutique ou en recherche dans un but d’amélioration psycho-cognitive de personnes non malades et à l’insu des personnes concernées ;

Les nanotechnologies peuvent être utiles à la médecine, là où la chirurgie classique est inopérante mais peuvent aussi présenter des risques.

Quelles sont les modalités du don d’organes ?

Les grands principes édictés par la loi sont le consentement présumé pour les dons d’organes et de tissu, la gratuité du don et l’anonymat entre le donneur et le receveur. Le décret du 1er janvier 2017 modifie les modalités du refus de prélèvement : le principal moyen de s’opposer au prélèvement de ses organes et tissus après la mort est de s’inscrire sur le registre national des refus. L’inscription en ligne est possible sur le site registrenationaldesrefus.fr. Le refus de prélèvement est également possible par écrit, le document, daté et signé est alors confié à un proche. En cas de refus confié oralement à des proches, ces derniers devront en attester auprès de l’équipe médicale.

 

LE SNIRS CFE-CGC s’associe à la marche pour les sciences – 

Contactez-nous

 

La Marche pour les Sciences (March for Science), initiée au niveau mondial en réponse aux multiples positions antisciences du nouveau président des Etats-Unis,  a pour objectif de défendre l’indépendance et la liberté des sciences. En France, la question du changement climatique, pourtant essentielle à l’échelle de la planète, est trop peu présente dans les débats de la campagne présidentielle. En revanche, les discours politiques construits sur des affirmations idéologiques, voire sur des contrevérités, sont quotidiens et rencontrent un succès inédit. Ceux qui, à l’inverse, défendent une vision rationelle de la vérité – scientifiques, magistrats ou journalistes – source d’émancipation et de progrès sont devenus une cible.  Il n’est plus possible d’observer ces évolutions sans rien opposer.

 

 

 

Ecrivez-nous en toute confidentialité : snirs-cfecgc@syndicats.cnrs.fr

 

 

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Directeur de la publication Sylvain Picaud

SNIRS-CGC 3 rue Michel-Ange 75794 PARIS cedex 16

ISSN 0243-363X Bulletin trimestriel n° 160 – 1er trimestre 2017 – Dépôt légal à la parution

Siège social 59 rue du Rocher 75008 PARIS – Commission paritaire 0919S06982

Imprimeur CNRS – 3, rue Michel-Ange – 75794 PARIS cedex 16

Abonnement annuel 14 euros (hors adhésion) Prix au n° 4 euros

 

Les syndicats CFE-CGC de la recherche scientifique interpellent les candidats à l’élection présidentielle 2017

Format PDF : Lettre aux candidats à la Présidentielle

Les syndicats CFE-CGC de la recherche scientifique interpellent les candidats à l’élection présidentielle 2017

Quelle place donnerez-vous à la recherche en France ? Et comment ?

La Recherche une priorité vitale pour la France ?

 

 Il n’est aujourd’hui de pays dans le monde qui compte sans investissements massifs dans la recherche scientifique et l’innovation, dont les résultats permettent de soutenir et de dynamiser le développement économique et l’emploi à court, moyen et long terme. La recherche scientifique, source de la connaissance, est le fondement de l’essor économique et technologique. Malgré ces enjeux vitaux, la France semble avoir abandonné depuis quelques années l’ambition qui a été la sienne. À l’aube des années 1960, le nombre de chercheurs avait été augmenté de manière considérable, avec des investissements massifs pour l’anticipation des mutations à venir et la formation supérieure de la jeunesse. Alors que de nombreux pays, suite en particulier à la crise de 2008, ont choisi de préparer l’avenir en augmentant leurs dépenses de recherche, celles de la France semblent stagner. Ainsi, l’objectif maintes fois affiché d’atteindre 3 % du PIB consacré à la recherche apparaît plus que jamais inaccessible. La stagnation financière d’ensemble s’est accompagnée paradoxalement d’une frénésie de changements dans l’organisation de la recherche et de l’enseignement supérieur :

  • regroupements, fusion, disparitions de laboratoires, création de l’ANR, du HCERES, lancement des PIA, créations des SATT, des IRT, mise en place de COMUE, IDEX, ISITE, Labex, Équipe,
  • volonté de faire émerger une douzaine d’universités de recherche de stature internationale,
  • envie affichée de transformer les organismes de recherche nationaux en simples agences de moyens, écriture de stratégies en tous genres (SNR, StraNES, SRI, S3).

En moins de quinze ans, c’est un immense vertige qui a saisi le monde de la recherche. Pour quels résultats ?

La recherche a ceci de particulier qu’elle ne se conçoit que dans le contexte d’une compétition internationale de très haut niveau. Or, depuis quelques années et malgré (ou à cause de ?) les bouleversements profonds imposés récemment, le système français semble à la peine, perdant du terrain dans de nombreux domaines :

  • faute d’investissements suffisants, notamment dans les moyens récurrents des laboratoires, tout autant que d’un manque flagrant de vision à moyen et long terme ;
  • faute de moyens d’appui suffisants face à l’inflation de la bureaucratie, qui conduit les chercheurs à réduire la part consacrée à la recherche pour se consacrer à des tâches administratives et d’évaluations redondantes, et à la course aux financements ;
  • faute du faible nombre de promotions, de la difficulté dans les mobilités, des tensions croissantes entre équipes ou individus tant la pression des recherches de financement et des évaluations est forte ;
  • faute d’attention portée aux personnels de la recherche dont les métiers sont, au fil du temps, devenus de moins en moins attractifs ;
  • étant donné la sélection sévère pour des postes académiques rares, les rémunérations faibles dans le secteur public malgré des études longues et un âge de recrutement élevé, le manque de reconnaissance du doctorat, ainsi que la préférence accordée aux ingénieurs dans le secteur privé, qui sont autant de freins à l’attractivité pour les études doctorales et les soutenances de thèses,

 la France n’a-t-elle plus d’ambition pour sa recherche ?

Les organisations syndicales CFE-CGC du monde de la recherche ne réclament pourtant pas un retour à on ne sait quel soi-disant âge d’or idéalisé. Elles estiment inadaptée, dangereuse et contre-productive la transposition directe et inadaptée de modèles venus d’ailleurs.

Les organisations syndicales CFE-CGC de la recherche vous demandent d’inventer un nouveau fonctionnement, appuyé sur les spécificités et les forces de la recherche française, son appui sur le territoire, sa renommée internationale dans de nombreux domaines et, surtout, le talent immense et l’investissement passionné de ses personnels.

L’élection présidentielle devrait être une belle occasion pour chacune et chacun de s’emparer de cette question et d’en exposer ses orientations puisque c’est l’avenir de notre pays qui est plus que jamais en jeu.

Le meilleur moyen de lutter contre les obscurantismes passe par l’accroissement des connaissances et une formation au plus haut niveau d’un maximum de citoyens.

Nous, organisations syndicales CFE-CGC de la recherche, jugeons indispensable que :

  • les organismes publics bénéficient de dotations pérennes en financement et en personnels ;
  • les établissements publics notamment EPST et EPIC soient partie prenante dans l’élaboration des décisions publiques et des choix de société ;
  • l’administration de la recherche soit simplifiée ;
  • l’attractivité des métiers de la recherche soit une priorité des politiques publiques.

Les organisations syndicales CFE-CGC de la recherche vous demandent, comme à chaque candidate et candidat, d’annoncer ce que vous, [inscrire ici la qualité (M. ou Mme), le prénom et le nom de la candidate ou du candidat concerné], vous engagez à faire effectivement en cas de succès à cette élection présidentielle, en précisant pour le court, le moyen et le long terme, quel(s) sera ou seront :

  • votre vision pour la recherche française et aux partenariats publics-privé ?
  • vos choix quantitatifs et qualitatifs de moyens consacrés par l’État à la recherche publique, à la recherche privée et aux partenariats public/privé ?
  • votre projet d’avenir pour les personnels de la recherche ?
  • vos actions pour soulager les chercheurs et leurs organismes du poids bureaucratique qui les bride et les détourne de leur mission ?
  • vos choix de perspectives pour les jeunes qui souhaiteraient demain se diriger vers les métiers de la recherche ?

In fine, les organisations syndicales CFE-CGC de la recherche vous demandent instamment d’inclure dans vos choix et vos débats la nécessité d’une recherche scientifique française forte qui dessine l’avenir de notre pays.

Dr Sylvain PICAUD                                                                                

 Secrétaire général

  SNIRS CFE-CGC

 Dr Mohamed BOUDALAA

 Délégué syndical

  de la SNCC CFE-CGC à l’INERIS

 Dr Alain GIODA  

Délégué syndical de l’UNARED

CFE-CGC à L’IRD

 

 

 

Le SNIRS écrit au ministère au sujet des primes chercheurs

Madame Najat Vallaud Bekacem

Ministre de l’Education nationale, de

l’Enseignement Supérieur et de la Recherche

110, rue de Grenelle

75357 PARIS SP 07

Paris, le 4 avril 2017

 

Madame la Ministre,

Les organismes de recherche et les universités s’apprêtent à mettre en place le RIFSEEP pour les personnels IT et BIATSS. Tout en se réjouissant des sommes allouées à cette progression salariale, le SNIRS souhaite attirer une nouvelle fois votre attention sur le retard considérable pris en matière de politique indemnitaire pour les chercheurs.

En particulier, alors qu’une augmentation des primes pour les ingénieurs de recherche semble se confirmer, couplée à une prochaine revalorisation de leur grille salariale par la création d’un échelon spécial terminant au HEB pour les IR hors classe, l’absence de toute mesure indemnitaire en faveur des chercheurs provoque un profond malaise dans les laboratoires.

Un tel manque de considération pour les chercheurs ne peut se justifier.

Le SNIRS demande donc de toute urgence une augmentation significative de la prime de recherche, dans l’attente de mesures à plus long terme, comme l’alignement réel de la grille des chargés de recherche sur celle des maîtres de conférences, ainsi qu’une révision à la hausse des taux de promotion (corps et grades). Il est impératif de redonner de l’attractivité aux carrières des chercheurs. Il est nécessaire de reconnaître leur investissement à sa juste valeur.

Je vous prie d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de ma haute considération.

Sylvain PICAUD

 Secrétaire général du SNIRS CFE-CGC

 

 

 

Copie : –   Monsieur Thierry Mandon, Secrétaire d’Etat à l’Enseignement Supérieur et la Recherche

  • Monsieur Alain Fuchs, Président du CNRS
  • Monsieur Christophe Coudroy, Directeur Général Délégué aux Ressources du CNRS
  • Madame Anne Peyroche, Directrice Générale Déléguée à la Sciences du CNRS
  • Monsieur Pierre Coural, Directeur des Ressources Humaines du CNRS
  • Monsieur Yves Lévy, Président Directeur Général de l’INSERM
  • Monsieur Hafid Brahmi, Directeur des Ressources Humaines de l’INSERM

: snirs-cfecgc@syndicats.cnrs.fr ; http://www.snirs.fr

 

version PDF : Lettre ministre primes chercheursSP